Le Manifeste du MLG

Nous sommes de gauche et nous sommes libéraux

Ceux qui ignorent l’histoire des idées y verront un paradoxe. Pour nous, il s’agit de retrouvailles salutaires et longtemps espérées.

Nous n’avons pas oublié que le libéralisme, le vrai, est celui des Lumières, de la Révolution, des Droits de l’Homme et de la République. Gauche et libéralisme n’ont fait qu’un contre l’Ancien Régime, les privilèges, les ordres et les corporations. La gauche se méfiait alors de l’État et du dirigisme. Elle prônait la liberté individuelle, la libre association des travailleurs, les coopérations volontaires et le mutualisme pour construire une société plus juste.

Ce n’est qu’avec l’avènement de l’idéologie marxiste, à la fin du XIXème siècle, que libéraux et socialistes prirent des chemins irréconciliables. La gauche s’est longtemps perdue dans ces illusions, devenues désillusions, et peine encore aujourd’hui, plus de vingt ans après la chute du mur de Berlin, à retrouver le chemin de la liberté et du progrès.

Pourtant, une gauche affranchie du marxisme, réconciliée avec la pensée libérale, ayant tiré les leçons de l’histoire et des tragédies du XXème siècle, peut aujourd’hui renaître de ses cendres à condition de se réinventer.

C’est l’entreprise à laquelle nous voulons nous atteler.

La France à bout de souffle

Comme l’Ancien Régime avant la révolution, la France est aujourd’hui organisée sur un mode corporatiste, cogérée par la sphère politique et administrative, les grands groupes industriels et financiers et des syndicats essentiellement au service des « droits acquis » des corps privilégiés, dans la fonction publique et les grandes entreprises.

Ce capitalisme de connivence, qu’on tente de faire passer pour du libéralisme alors qu’il en est tout le contraire, est étranger aux principes républicains et profondément inégalitaire. Il est également économiquement inefficace et extraordinairement dépensier de fonds publics. Ses bénéficiaires, à droite comme à gauche, le défendent avec ardeur et résistent à toute réforme qui remettrait leurs statuts et privilèges en cause, aussi modestes soient-ils.

Les autres restent aux portes du paradis. C’est la France des outsiders, ceux qui n’ont ni le pédigrée, ni le carnet d’adresse qui gagent la réussite. C’est la France du travail précaire, des salaires minables, des logements délabrés, des quartiers abandonnés, des écoles de seconde zone, des universités appauvries, des stagiaires méprisés, des entrepreneurs découragés. C’est la France de ceux qui toujours subissent et jamais ne choisissent.

C’est aussi la France de la misère et de la grande pauvreté, scandale infamant dans l’un des pays les plus riches du monde et qui se targue d’un modèle social sans égal, celle de ces centaines de milliers de damnés qui hantent les rues des villes et qu’on ne nomme plus désormais que par un sigle. Celle aussi des retraités dits modestes, qui ne doivent souvent plus qu’aux organisations caritatives de consommer encore des repas chauds.

Il serait illusoire de penser que ces deux France, celle des privilèges et celle des exclusions, vont cohabiter longtemps encore sans s’affronter un jour. Élection après élection, de promesses de rupture en espoirs de changement, c’est toujours la même déception, la même désillusion. Rien ne change et l’égalité par le bas, comme dit la chanson. Avons-nous déjà oublié les émeutes de 2005 ? Les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Ce n’est pas la droite qui libérera le système

Nous n’attendons rien de la droite française. Oscillant entre un conservatisme gestionnaire plus ou moins éclairé pour les uns et un bonapartisme autoritaire et dirigiste pour les autres, elle n’a jamais rien entendu au libéralisme. De Gaulle avait fait la synthèse de ses contradictions, Sarkozy en explore aujourd’hui les impasses.

Au pouvoir, elle sert avec arrogance les seuls intérêts des puissants, ne réforme qu’à la marge et méprise le peuple auquel elle ne s’adresse que pour attiser ses peurs. Internet, microbes, climat, immigration, drogues, mondialisation, terrorisme : tout est bon à prendre, jusqu’au moindre fait divers, pour instiller la crainte et mieux étendre sur nos frêles épaules la « protection » de l’État sécuritaire.

Car sous le masque du pseudo-modernisme dont elle s’affuble désormais, c’est bel et bien toujours la même droite conservatrice, ascétique et paternaliste qui est aux affaires. Qui s’étonnera qu’elle sacralise le travail, préfère l’ordre à la justice, flatte les racismes ou promette de « liquider l’héritage de mai 68  » ?

Face à elle, la gauche est introuvable

Orpheline d’idéologie de référence depuis l’effondrement du marxisme, la gauche française l’est aussi de projet. Comme si, en faisant le deuil des lendemains qui chantent, les socialistes avaient aussi renoncé à tout espoir de progrès.

Accrochée à ses niches électorales en régions qui sont autant de baronnies, elle n’intéresse plus au niveau national que par ses divisions et se montre incapable de proposer une alternative politique crédible.

Faute de projet, les socialistes donnent dans la démagogie sociale comme la droite le fait en matière sécuritaire. Au programme, toujours les mêmes rengaines : plus de dépenses publiques, plus de fonctionnaires, plus de subventions, plus de régulation, plus de législation, plus d’intervention, plus de protection. Et des impôts pour les riches, bien sur.

Ainsi prétendent-ils maintenir la flamme d’un idéal qui ne consiste plus aujourd’hui qu’à défendre des privilèges sectoriels anachroniques, et un modèle social épuisé qu’ils se refusent à réformer.

Mais la mondialisation des échanges, la révolution numérique, l’évolution des modes de vie et des parcours professionnels, ont transformé en autant d’archaïsmes les solutions que la rhétorique socialiste nous ressasse. Et ce sont les plus pauvres qui subissent aujourd’hui en France l’absence de forces de progrès et de modernisation.

Une autre gauche est possible

L’essence de la gauche n’est pas d’être dirigiste, étatiste ou interventionniste. Elle est de favoriser les conditions du progrès, au service de l’émancipation des hommes et des femmes, dans le respect de leur liberté. L’oublier a mené les socialistes et les peuples qui en attendaient la libération dans des impasses tragiques.

Avant d’être socialiste, la gauche fut libérale et libertaire, humaniste et hédoniste. Elle a exercé sa volonté émancipatrice au service des individus, ici et dans le reste du monde. Elle a réinventé une relation entre l’Etat et les citoyens dans laquelle le premier est le garant des droits et des libertés des seconds.

Il est désolant que la gauche française ait refoulé, avec tant de constance et d’aveuglement, ses racines libérales. Ce n’est qu’en les redécouvrant et en redonnant toute sa place à la pensée libérale dans sa réflexion, qu’elle peut redevenir cette gauche généreuse, respectueuse du libre choix de chacun, qui ouvre les possibles au lieu de les refermer.

Le temps est venu de raviver le message de cette gauche libérale, celle des Lumières, du Droit et de la Raison, mère de la Révolution de 1789 et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Ce n’est pas en renforçant encore les pouvoirs de l’État et des administrations que nous construirons une société plus juste, c’est en luttant contre les privilèges et les statuts particuliers, en favorisant l’égalité des chances et l’accès libre au marché, en promouvant l’initiative individuelle et la responsabilité, en défendant les libertés fondamentales.

Le Mouvement des Libéraux de Gauche veut favoriser l’émergence en France de cette gauche nouvelle, à la fois ambitieuse et lucide, lui donner le poids qu’elle mérite dans le débat politique, et pour cela présenter des candidats aux prochaines échéances électorales.

Vaincre la grande pauvreté, en finir avec les privilèges, construire un nouveau modèle social qui laisse toute sa place à la liberté et à l’initiative des individus, rendre au marché sa véritable nature de lieu d’échange de biens, d’idées et de solidarités, sortir de la société de la peur, ce ne sont pas des utopies. Ce sont des ambitions réalisables.

Nous espérons rassembler tous celles et ceux, libéraux de gauche et de progrès, qui attendaient depuis longtemps pareille initiative pour s’engager en politique afin de poser les bases d’un mouvement pérenne, qui porte ces idées dont la gauche et la France ont aujourd’hui tant besoin pour envisager à nouveau un avenir meilleur.

Parmi les idées que nous voulons explorer, on trouvera en bonne place l’allocation universelle ou revenu de base, proposition qui nous semble dessiner les fondations d’un nouveau modèle social réconciliant générosité, liberté et efficacité.

  • #1 écrit par MKL
    about 4 years ago

    Votre positionnement politique est intéressant, et il devrait pouvoir trouver une audience.

    Juste un commentaire sur votre proposition d’allocation universelle (qui est une idée qui remonte à au moins 20 ans, et qui revient régulièrement à chaque crise, également sous la dénomination de revenu minimum de dignité ou d’existence).

    J’attends de pouvoir lire vos arguments sur le sujet car pour ma part je suis plutôt réservé, cette mesure aurait, je pense, tendance à scinder la population active en 2 catégories:

    – d’une part les « vrais actifs » qui génèrent la richesse du pays, essentiellement dans les entreprises privées
    – et les « sous-actifs », parasites en quelque sorte de la richesse créée par la 1ère catégorie.

    Je pense que des tensions naitraient très rapidement entre ces 2 catégories, surtout si la pression, le stress et les horaires se maintiennent à un niveau de plus en plus insupportable dans le milieu professionnel privé…

    Certains imaginent une contribution de la part de cette population assistée sous la forme d’une activité d’utilité publique.

    Mais cette mesure ne reviendrait-elle pas à créeer massivement des emplois publics (même si certains seraient certainement très utiles à la collectivité) ?

    Je préfère largement une réduction massive du temps de travail afin que chacun puisse participer à l’effort collectif, et que ceux qui aimeraient travailler moins (dans les sondages, la majorité des cadres le souhaitent par exemple) puissent le faire.

    http://nouvellegauche.fr

  • #2 écrit par HK3
    about 4 years ago

    Pas d’accord avec MKL

    Le Revenu de Base permettra d’affirmer la dignité de chacun.
    Les chômeurs de longue durée.
    Les vieux qui perdent leur travail et attendent l’age de la retraite.
    Le Revenu de Base permettra aux inactifs de vivre correctement. Les travailleurs seront favorisés avec leur salaire en plus du RdB.
    Les rentrées de TVA seront plus importantes, gommant le surplus de dépense.
    Le Revenu de Base remplacera de multiples aides sociales et permettra de simplifier l’administration.
    Pour à 100%.

  • #3 écrit par DCZ
    about 3 years ago

    Pas d’accord non plus avec MKL, je trouve que l’allocation universelle est une évidence, et devrait exister qu’on travaille ou non, cela simplifierait plein de choses et éviterait les effets pervers.

    Quant aux « actifs » vs les « sous-actifs », de toute façon c’est ce qui se passe dans la réalité. En tant qu’actif plutôt impliqué et potentiellement « stressé » (je suis chef d’entreprise), je serais content payer pour quelque chose de juste et réparti. Alors qu’aujourd’hui les contributions comme les allocations sont des systèmes archi-complexes qui consomment une grosse partie des prélèvements dans la gestion du « bousin » et au sein desquels les abus sont fréquents.

  • #4 écrit par DCZ
    about 3 years ago

    D’ailleurs, un petit calcul rapide montre qu’en donnant 500 Euros par mois par adulte, et de 200 à 400 Euros par enfant, on pourrait donner cela à tous les français pour un budget d’environ 300 Milliards par an.
    Si on supprime toutes les autres aides et les coûts associés à leur gestion, je ne serais même pas étonné qu’on puisse quasiment déjà la financer sans même revoir les prélèvements.

  • #5 écrit par tetatutelle
    about 3 years ago

    « Si on supprime toutes les autres aides et les coûts associés à leur gestion, je ne serais même pas étonné qu’on puisse quasiment déjà la financer sans même revoir les prélèvements. »

    « Intelligent raisonnement », DCZ !

    La position de MKL est tout simplement celle d’un « libéral classique » ! Elle se respecte, bien sûr. Sauf qu’elle oublie (comme toujours et toujours !) cette cathégorie d’individus qui « NE PEUVENT PAS atteindre le rythme de production de l’entreprise privée : les handicapés (j’en suis une) » ! Alors question toute simple posée à MKZ : que proposez-vous pour ceux-là ? Les forcer à « intégrer quand même le secteur privé » ? Ridicule, les employeurs ne les garderont pas ! De toutes les allocations actuelles, « conserver uniquement l’AAH » ? Cette proposiition peut sembler de bon sens. Elle pose quand même néanmoins deux questions :

    1) Accorder une allocation à une seule catégorie de population ne serait-ce pas remettre en place une « certaine forme de privilège » (ce qui dans ce cas serait « contraire à nos fondements » !)

    2) L’AAH maintenue sous un système libéral n’aurait-elle pas la tendance naturelle à opérer une « rude sélection » et que du coup seules les personnes complètement clouées au lit soient considérées handicapées et légitimes à l’AAH ? Or si seules celles-ci étaient exclues du marché de l’emploi !………or c’est très loin d’être le cas, au contraire « la moindre défaillance ferme les portes de l’entreprise », précisément à cause de cette exigence « d’extrême productivité » dont vous avez pleinement conscience ! Mais alors si justement vous savez ce que c’est, vous devriez aussi comprendre que certaines personnes aient plus de difficulté que d’autres à atteindre un tel rythme de production !
    .

  • #6 écrit par smutek
    about 3 years ago

    Je souscris à votre manifeste. L’allocation d’existence prônée aussi par les verts me paraît la seule voie démocratique possible à une époque de mutation où va s’imposer la haute technologie, la cybernétique et la conquête spatiale à un niveau qu’il nous est difficile d’imaginer aujourd’hui qui nécessitera des compétences dont la plupart des gens seront exclus. Resteront les petits boulots, les auto entreprises puisque le code du travail lui-même est en train de changer; des emplois à temps partiels, de longues périodes d’inactivité, des séniors plus nombreux. Alors plutôt que de se battre contre des moulins à vents car c’est ainsi que va le monde par les effets conjugués de la géopolitique, de l’accroissement démographique, des avancées technologiques, mieux vaut prendre en compte ce changement de paradigmes pour l’affronter en faisant table rase de valeurs qui appartiennent au passé. Non le travail ne sera plus dorénavant ce qu’il était alors plutôt que le chercher là où il n’est pas et ne sera plus procurons à tous de quoi vivre décemment au lieu de cumuler des aides, libérons les entreprises de charges qui avec l’allocation universelle ne pèseront plus comme aujourd’hui, comme elle ne pèseront plus sur le travailleur à condition qu’il exerce une activité consentie pour accroître son revenu de base lequel doit être suffisant pour qu’il ne soit pas obligé d’ accepter n’importe quel boulot pour survivre, à la botte des pourvoyeurs d’emplois comme c’est le cas pour beaucoup aujourd’hui. Ce projet que vous portez et loin d’une quelconque idéologie; c’est le seul projet réaliste à terme qui préserverait tous les citoyens dans un esprit à la fois communautaire et individualiste, solidaire et respectueux de chacun, sans casser l’économie, les marchés et le compétitivité.

  • #7 écrit par Vaquette
    about 3 years ago

    Très bon texte. Bravo et bonne continuation !
    L’indispensablE – en personne

  • #8 écrit par Noirnaco
    about 3 years ago

    La « gauche affranchie du marxisme » c’est encore la gauche ? Faut pas se moquer, là !

  • #9 écrit par Gérard Foucher
    about 3 years ago

    @MKL : Non, pas 20 ans… regardez :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Crédit_social

  • #10 écrit par Gilles
    about 3 years ago

    300 milliards, c’est l’équivalent des recettes totales de l’Etat. Pas que la Sécu, mais tout. Absolument tout, et sans baisse d’impôt, sans baisse de taxe, etc etc.

    Comment peut-on imaginer une chose pareille ?

    J’aime beaucoup les idées qui forment le mouvement des LG, mais l’idée de cette allocation universelle me laisse sceptique, et en l’absence de position argumentée, je ne peux que rester distant.

    Quant à dire que la seule existence d’une exception (les handicapés) devrait justifier la prise d’une mesure généralisante aussi lourde soit-elle… C’est extrêmement dangereux, même si basé sur de bonnes intentions.

  • #11 écrit par Spooner
    about 3 years ago

    Vous faites erreur Gilles : ces 300 milliards correspondent aux seules dépenses du budget de l’Etat (pour 200 milliards de rentrées) hors sécurité sociale.

    Le budget de la sécurité sociale pour 2011 représente lui quelque 450 milliards d’euros supplémentaires, dont la moitié en dépenses de santé.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Déficit_de_la_Sécurité_sociale_en_France

  • #12 écrit par engine
    about 3 years ago

    Ce n’est pas 300 000 000 000, vous avez mis un zéro en trop !

    Imaginons 60 000 000 de français (ce qui n’est pas le cas, déjà on est plus et sans oublier tous les enfants qui coutent moins bien sur).

    On arrive a 30 000 000 000, pas dix fois plus !

  • #13 écrit par Spooner
    about 3 years ago

    Engine, je crains que vous n’ayez oublié quelque part une multiplication par 12 ;)

  • #14 écrit par Gilles
    about 3 years ago

    Spooner: moi le budget de l’Etat me dit 300 milliards de recettes et 450 milliards de dépenses. Qui croire ?
    (wikipedia aussi)

    Sinon, ça serait peut-être plus pratique qu’il y aie un forum de discussions sur ce site, non ? Je ne suis sûrement pas le seul à en ressentir le manque, le site n’étant pas des plus actifs j’aurais bien envie de mieux cerner ce qu’est le MLG, mais c’est plutôt difficile dans l’état actuel des choses.

  • #15 écrit par bob
    about 3 years ago

    Le libéralisme a mené au désastre et à la crise de 2007, ce même libéralisme économique plonge les populations les plus fragiles dans la misère, ce même libéralisme creuse les inégalités comme jamais auparavant…

    Libéralisme et de gauche ne veut plus rien dire, les clivages ont totalement évolué depuis 1789…

    trop de liberté, tue la liberté…
    de même que trop d’égalité tue la liberté, trop de liberté tue l’égalité.

    enfin, rejoignez le PS avec DSK, le social-libéralisme est en marché…

  • #16 écrit par Paul
    about 3 years ago

    Cher bob, vous ne devez pas être au courant de l’impact des institutions publiques et du corporatisme sur la crise de 2007. Sinon, vous ne diriez pas que le libéralisme a mené à la crise.

  • #17 écrit par Xavier
    about 3 years ago

    @Tetatutelle
    Vous dites : «La position de MKL est tout simplement celle d’un « libéral classique »»

    Or non, absolument pas. Jamais un libéral classique ne dirait ce que MKL souhaite :
    «Je préfère largement une réduction massive du temps de travail afin que chacun puisse participer à l’effort collectif»

    MKL n’est probablement pas un libéral. Le libéral aurait tendance à estimer que l’individu est libre de travailler aussi longtemps qu’il le souhaite et l’État n’a donc certainement pas à imposer une durée légale du travail faible (cela n’exclut pas de poser certaines limites pour la santé au travail).

    @Bob
    «Le libéralisme a mené au désastre et à la crise de 2007»
    Une étude sérieuse des faits sur des opérations et lois qui remontent aux années 90, notamment sous Clinton, montre que ce qui est à la base du boom immobilier (et donc de son krack) ce sont quelques lois qui ont perturbé la notion de risque pour les intervenants sur le marché ainsi que la politique inflationniste de la Fed pour aider le gouvernement US a supporter sa dette abyssale. Ajoutons à cela la protection implicite (puis explicite) de l’État auprès des banques « too big to fail » et on a le cocktail parfait. Remarquez comme l’intervention de l’État est redondante dans les sources profondes de cette crise. L’interventionnisme de l’État sur le marché, voilà qui n’est pas très libéral vous le concéderez.

    @MLG et libéraux de gauche
    «Nous n’avons pas oublié que le libéralisme, le vrai, est celui des Lumières, de la Révolution, des Droits de l’Homme et de la République. Gauche et libéralisme n’ont fait qu’un contre l’Ancien Régime, les privilèges, les ordres et les corporations. La gauche se méfiait alors de l’État et du dirigisme. Elle prônait la liberté individuelle, la libre association des travailleurs, les coopérations volontaires et le mutualisme pour construire une société plus juste.»

    Si je comprends ce qu’est le libéralisme, ses principes, ses valeurs, ses courants, j’ai beaucoup plus de mal à comprendre ce qu’est « la gauche », si ce n’est une partie des bancs de l’Assemblée Nationale.

    Ca veut dire quoi « être de gauche », ou « être de droite » ?

    On parle d’UMPS tellement les différences sont minces. On pourrait aussi parler de FNPA tellement leurs idées, conceptions du monde et vocabulaires se rejoignent par moment. Gauche proche de la droite, extrême-gauche proche de l’extrême droite, les électeurs qui passent si facilement d’un camp à l’autre tout en restant cohérent par rapport à leurs convictions.

    Je ne me définis ni à droite, ni à gauche, car pour moi cela ne signifie rien de pertinent ni de cohérent. Pourtant je vous rejoins sur les idées et valeurs que vous portez. Serai-je de gauche ?

    Dans une France où le mot « libéralisme » est presque une insulte, où il est de bon temps et facile à assumer d’être de gauche plutôt que de droite, je peux comprendre qu’on soit si tenté de se dire de gauche. Mais par pitié, si vous vous dites de gauche et le mettez en avant, expliquez donc ce que cela signifie que d’être de gauche !

    L’axe gauche-droite est artificiel et correspond à quelque chose à partir du moment où on se réfère à des partis positionnés sur cet axe. Pourquoi souhaitez-vous vous positionner aux côtés du NPA, PS, PC, etc. ?

    Plutôt que l’axe gauche-droite, je préfère l’axe tyran-anarchiste. Ni l’un ni l’autre ne sont souhaitables et/ou réalisables, il faut se positionner sur le juste milieu.

    Quoiqu’il en soit, pour moi, vous êtes des libéraux classiques, des minarchistes, mais vous ne l’assumez pas. Plusieurs penseurs de ces courants sont pour des mesures sociales du genre de l’allocation universelle. L’humanisme et l’humanité ne sont pas des exclusivités de gauche. ;)

  • #18 écrit par engine
    about 3 years ago


    Spooner:

    Engine, je crains que vous n’ayez oublié quelque part une multiplication par 12 ;)

    A bah oui xD

  • #19 écrit par engine
    about 3 years ago

    Je rappelle quand-même que la gauche actuelle défend des valeurs libérales (égalité des droits notamment) sur des questions de sociétés. Légalisation du mariage homo, homoparentalité, légalisation des drogues douces pour le NPA, etc. En fait l’antilibéralisme de la gauche est plutôt économique. Et comme le dit bien l’article le marxisme peut très bien en être responsable. En effet la gauche ayant plus souvent cherché à défendre la liberté de l’individu alors que la droite voyait plus les traditions, l’ordre, etc., si un courant politique propose la liberté et l’émancipation des hommes la gauche s’est surement jeté dans ses bras.

    Donc libéral on ne sait plus trop ce que ça veut dire… A part se revendiquer communiste, se revendiquer libéral est effectivement ce qui doit le plus mal passer ;)

  • #20 écrit par Jerrine
    about 3 years ago

    Je souscris à votre manifeste. L’allocation d’existence prônée aussi par les verts me paraît la seule voie démocratique possible à une époque de mutation où va s’imposer la haute technologie, la cybernétique et la conquête spatiale à un niveau qu’il nous est difficile d’imaginer aujourd’hui qui nécessitera des compétences dont la plupart des gens seront exclus. Resteront les petits boulots, les auto entreprises puisque le code du travail lui-même est en train de changer; des emplois à temps partiels, de longues périodes d’inactivité, des séniors plus nombreux. Alors plutôt que de se battre contre des moulins à vents car c’est ainsi que va le monde par les effets conjugués de la géopolitique, de l’accroissement démographique, des avancées technologiques, mieux vaut prendre en compte ce changement de paradigmes pour l’affronter en faisant table rase de valeurs qui appartiennent au passé. Non le travail ne sera plus dorénavant ce qu’il était alors plutôt que le chercher là où il n’est pas et ne sera plus procurons à tous de quoi vivre décemment au lieu de cumuler des aides, libérons les entreprises de charges qui avec l’allocation universelle ne pèseront plus comme aujourd’hui, comme elle ne pèseront plus sur le travailleur à condition qu’il exerce une activité consentie pour accroître son revenu de base lequel doit être suffisant pour qu’il ne soit pas obligé d’ accepter n’importe quel boulot pour survivre, à la botte des pourvoyeurs d’emplois comme c’est le cas pour beaucoup aujourd’hui. Ce projet que vous portez et loin d’une quelconque idéologie; c’est le seul projet réaliste à terme qui préserverait tous les citoyens dans un esprit à la fois communautaire et individualiste, solidaire et respectueux de chacun, sans casser l’économie, les marchés et le compétitivité.
    +1

  • #21 écrit par engine
    about 3 years ago

    « On pourrait aussi parler de FNPA tellement leurs idées, conceptions du monde et vocabulaires se rejoignent par moment. »

    décidément les mensonges des libéraux me donnent envie de vomir. Bien que je préfère LO, le NPA n’est certainement pas à amalgamer le FN, ce dernier étant franchement un parti de la réaction. Les quelques peronnes ayant fait ce chemin, regardez le sbien, elles ont été curieusement médiatisés. Prenez l’exemple de la émtisse dont je ne me rappelle plus le nom, elle ets allé au NPA juste pour suivre les copains, et au FN plus apr conviction idéologiques. Par contre les mouvement anciennement FN->UMP et aujourd’hui plutot l’inverse ne manquent pas.

    On dirait les même partisans de la bourgeoisie qui amalgame communisme et fascisme (pourtant le marxisme c’est la dictature des travailleurs et le fascisme celle du Capital !)

  • #22 écrit par citoyen
    about 3 years ago

    L’allocation universelle est une impasse à plusieurs titres.

    Prétendre qu’elle ne coûtera pas plus cher (ou à peine plus) que les transferts sociaux actuels est irréaliste. Si c’est bien le cas, tout ce que vous ferez, c’est prendre aux vieux pour donner aux jeunes, prendre aux pauvres pour donner aux classes moyennes, prendre aux malades pour donner aux bien-portants, prendre aux handicapés pour donner aux valides, prendre aux sans logis pour donner à ceux qui ont un logement.

    En réalité, pour la financer, il faudra augmenter les impôts jusqu’à un niveau que seules des dictatures socialistes d’abord puis inéluctablement fascistes ensuite, pourront imposer à la population (au passage, FNPA résume parfaitement ce qu’il convient de penser de ces idéologies morbides, la première nourrissant la seconde). L’allocation universelle, c’est la certitude de finir sous un régime politique violent.

    Consacrez une seconde à vous placer du point de vue du producteur, propriétaire ou salarié. Pour quelle raison devraient-ils continuer à travailler s’ils voient l’essentiel du produit de leur travail s’évaporer en impôts ? Autant travailler au noir ou voter avec ses pieds ! C’est d’ailleurs la limite du système actuel, qui survit depuis les années 80 uniquement grâce à la dette. Ce n’est pas une question de système mais de niveau : le niveau de taxation est déjà tout bonnement insupportable. Lui SEUL est la cause du chômage de masse, de l’appauvrissement des classes moyennes, de la désagrégation de la société.

    Pour la même raison, l’allocation universelle est la garantie de voir la richesse globale se contracter. Il faudra dès lors partager un gâteau de plus en plus maigre entre des bénéficiaires qui n’accepteront pas la décrue des revenus du non-travail, d’autant que ce revenu ne permettra jamais de vivre correctement comme on va le voir ensuite. Bonne chance pour gérer les émeutes !

    L’allocation universelle conduira à exclure définitivement du marché du travail légal les personnes peu ou pas diplômées. Dès que le niveau d’emploi aura décru jusqu’au niveau correspondant à l’impact économique complet de l’allocation, la contraction du marché du travail profitera uniquement aux plus diplômés, aux plus productifs, aux plus « profitables ». Les non diplômés seront contraints de se contenter de l’allocation, perdant tout espoir d’une vie meilleure par le travail. Que leur restera-t-il pour améliorer leur quotidien ? Le vol !

    N’oubliez pas également que la pauvreté est relative, jamais absolue. Dès lors que ceux qui travailleront seront moins nombreux, le niveau moyen des salaires aura tendance à augmenter bien au-dessus du niveau de l’allocation. Le niveau global des prix suivra alors le niveau des salaires, reléguant massivement sous le seuil de pauvreté ceux qui se contenteront de l’allocation. L’allocation universelle est la certitude de placer la part de la population qui devra s’en contenter (par choix ou par contrainte) dans un degré de pauvreté tel que la situation actuelle paraîtra un bienfait.

    L’allocation universelle, parce qu’elle interdit par la violence politique de vivre des fruits de son travail et parce qu’elle contraint les individus à l’égalité économique par la brutalité de la dictature, atteint au droit fondamentaux de vie, de liberté et de propriété.

    L’allocation universelle, c’est la négation de la dignité humaine.

  • #23 écrit par Spooner
    about 3 years ago


    citoyen:

    Prétendre qu’elle ne coûtera pas plus cher (ou à peine plus) que les transferts sociaux actuels est irréaliste. […] En réalité, pour la financer, il faudra augmenter les impôts jusqu’à un niveau que seules des dictatures socialistes d’abord puis inéluctablement fascistes ensuite, pourront imposer à la population

    Vous devriez vous pencher sur les études démontrant le contraire avant de dire n’importe quoi.

    Jacques Marseille, pour ne citer que lui, évalue qu’on pourrait instaurer une allocation universelle de l’ordre de 750 euros par mois par la seule réorganisation des aides sociales existantes.

    Il préconise par ailleurs le remplacement de l’impôt sur le revenu par une CSG portée à 20%, et une augmentation de 5% de la TVA (TVA sociale) épargnant les produits de première nécessité. On est donc très loin de la hausse des prélèvements obligatoires que vous annoncez.

    http://www.libgauche.fr/allocation-universelle-voie-liberale-communisme-jacques-marseille/

  • #24 écrit par citoyen
    about 3 years ago

    Ce qui démontre que même les meilleurs peuvent se tromper. Sans doute une réminiscence des errements de ses jeunes années…

    750*12*65 fait 585 milliards, disons 600 pour arrondir. L’Etat, c’est 300 environ hors redistribution. La santé 250. Les retraites 250. Allez, à grands traits mais sans forcer, tout en ayant supprimé la redistribution, on arrive à 1400 pour un PIB de 2000 milliards. Bref, il ne reste presque plus rien pour les salaires qu’il va falloir diminuer de façon drastique, de même que les dividendes et l’investissement.

    Appauvrissement général, découragement au travail légal, faillite des entreprises et finalement dictature violente assurés !

  • #25 écrit par John_John
    about 3 years ago

    Des points de vue intéressants, néanmoins je reste très circonspect par rapport à votre positionnement. Le libéralisme est tout autant éloigné de la gauche que de la droite, la gauche aujourd’hui est indissociable du collectivisme et de l’égalitarisme, quand bien même ce ne fut pas le cas il y a longtemps. Les idées libérales devraient plutôt à mon sens se présenter comme une opposition aux consensus mou de la droite et de la gauche, qui sont les deux faces de la même pièce immonde: le constructivisme.

    L’allocation universelle pourrait très bien fonctionner, à condition qu’elle ne se transforme pas en droit à la paresse, où on verrait des profiteurs vivre sans produire, leur allocation payée par des travailleurs spoliés. Une allocation universelle oui, à condition qu’elle puisse être retirée à ceux qui la considéreraient comme leur excuse pour ne rien apporter à la communauté tout en bénéficiant de ses avantages.

  • #26 écrit par tetatutelle
    about 3 years ago

    @ Xavier :

    « Jamais un libéral classique ne dirait ce que MKL souhaite :
    «Je préfère largement une réduction massive du temps de travail afin que chacun puisse participer à l’effort collectif»

    ça ne m’avait pas échappé ! Disons qu’il raisonne en libéral classique « hormis la seule exception de cette déclaration » (et hormis les « sectaires », il n’y a aucun « libéral 100 % » ! Pas plus qu’il n’y a de « socialiste 100 % » ou n’importe quelle autre doctrine 100 %……Donc bienheureux de constater « le non-sectarisme de MKL » !).

    « Si vous vous dites de gauche et le mettez en avant, expliquez donc ce que cela signifie que d’être de gauche ! »

    La réponse est précisément dans celui des paragraphes de notre manifeste que « vous avez vous-même cité » (relisez-le donc…..) !

    « Pourquoi souhaitez-vous vous positionner aux côtés du NPA, PS, PC, etc. ? »

    Et bien pour une raison toute simple : sur les questions « sociétales » ! La droite porte des valeurs « conservatrices » (valeurs portées à tout ce qu’on peut englober sous le terme « les traditions »), alors que la gauche, à contrario défens des valeurs « progessistes » ! Le « vrai » libéralisme est tout simplement celui qui considère que « la liberté est un tout », qu’elle ne se « saucissonne » pas, et donc à partir de là on ne peut prétendre vouloir être libéral « seulement en matière économique ». Ou alors on a pas le droit de se dire libéral ! Or malheureusement « notre droite conservatrice revendique haut et fort cette appellation » !

    « Vous êtes des libéraux classiques, des minarchistes, mais vous ne l’assumez pas. Plusieurs penseurs de ces courants sont pour des mesures sociales du genre de l’allocation universelle. »

    Simple petite question : débattez-vous souvent avec les « partisans » de ces courants (car les « penseurs »,eux, étant morts depuis longtemps, c’est avec le « présent » qu’il faut traiter !) ? Dans le cas contraire, je vous invite très vivement à le faire (sur Facebook notamment)…….Et je vous garantis que les partisans de l’AU dans ce milieu, vous allez « les chercher au microscope » …….(Et surtout vous allez très vite être taxé de « socialiste » et vous trouvez ostracisé si vous vous laissez faire) !! Désolée, « de part mon expérience de débat avec eux », pour moi ils sont : à 99,95 % partisans de l’Ecole autrichienne d’économie » (libertarianisme « le plus dur » qui puisse exister : aide sociale octroyée « exclusivement par des dons volontaires », y compris pour les personnes les plus gravement malades et les fous) !

  • #27 écrit par tetatutelle
    about 3 years ago

    @ Gilles

    « Quant à dire que la seule existence d’une exception (les handicapés) devrait justifier la prise d’une mesure généralisante aussi lourde soit-elle… C’est extrêmement dangereux, même si basé sur de bonnes intentions. »

    Une simple question : connaissez-vous « la règlementation associée à l’Allocation Adulte Handicapée » (c’est à dire précisément la « contrepartie que doit l’handicapé à la société pour l’aide reçue ») ? Si ce n’est le cas, je vous invite « vraiment très vivement à vous renseigner » ……..Et je paris mon AAH que vous en conclurez immédiatement que : « si vous en étiez vous-même bénéficaire, elle ferait de vous immédiatement l’un des plus fervents partisans de l’AU » !! Je n’en dis pas plus long…….L’avantage de l’AU pour nous, c’est qu’elle « nous débarassera de cette règlementation liberticide et humiliante » !! Enfin nous aurons une allocation qui sera « véritablement un du », que nous pourrons ainsi percevoir « sans plus devoir de compte à personne » !

    « Il faudra augmenter les impôts jusqu’à un niveau que seules des dictatures socialistes d’abord puis inéluctablement fascistes ensuite, pourront imposer à la population (au passage, FNPA résume parfaitement ce qu’il convient de penser de ces idéologies morbides, la première nourrissant la seconde). L’allocation universelle, c’est la certitude de finir sous un régime politique violent. »

    A l’instar de Spooner je vous invite à « vous documenter de façon très large sur la question ». Vous découvrirez ainsi que le financement de l’AU fait grand débat, que « plein de façons différentes de la financer » sont proposées, dont une en particulier « exclut précisément le recours à l’impôt » : il s’agit du financement par « la création monétaire » ! Le comprendre implique effectivement d’avoir quelques connaissances sur « la manière dont est fabriquée notre monnaie ». Peu de gens le savent mais il s’agit précisément « d’argent dette ». En effet, aussi ahurissant que cela puisse sembler, notre monnaie est créée « sans le montant équivalent soit disponible en réserve » !! Ainsi le citoyen est volé « par les banques » ! Il y a donc à ce niveau nécessité de « rendre cet argent volé ». Et bien il est tout simplement proposé de le rendre « sous forme d’une Allocation Universelle » (appelé dans ce cas plus précisément « Dividende Universel ») ! Ainsi de cette manière non seulement on ne vole personne (contrairement à l’impôt) mais en plus « on redonne aux gens ce que les Etats, via leurs banques centrales, leur ont volé » !!

    @ John_John :

    « L’allocation universelle pourrait très bien fonctionner, à condition qu’elle ne se transforme pas en droit à la paresse, où on verrait des profiteurs vivre sans produire, leur allocation payée par des travailleurs spoliés. »

    Je partage moi aussi ce point de vue !

    « Qu’elle puisse être retirée à ceux qui la considéreraient comme leur excuse pour ne rien apporter à la communauté tout en bénéficiant de ses avantages. »

    Oui, mais j’espère seulement que vous excluez les personnes handicapées des fameux « ceux qui » auxquels vos pensez !!

  • #28 écrit par citoyen
    about 3 years ago

    @tetatutelle

    Vous vous méprenez sur la création monétaire liée à un crédit, parce que vous excluez ce qui ne se voit pas, à savoir la destruction monétaire lorsque le crédit est remboursé. La monnaie créée durablement est la conséquence de la création de richesses, du travail, sauf si l’Etat s’endette directement auprès de la banque centrale. Dans ce cas, il y a monétisation, à savoir création monétaire sans aucune création équivalente de richesses.

    La monétisation n’est rien d’autre qu’un impôt sur la production présente et future, sous une forme que les hommes de l’Etat espèrent dissimulée. Pure monétisation, le Dividende Universel constitue une spoliation illégitime des travailleurs au bénéfice des inactifs volontaires.

    Vous affirmez : « Ainsi le citoyen est volé par les banques ». Bien sûr que non : ne tombez pas dans le piège des étatistes qui camouflent leur immense responsabilité en désignant des boucs émissaires. La seule institution qui détient le pouvoir de voler sans fin les travailleurs est l’Etat, par l’impôt, les charges sociales, la dette et la monétisation. Si toutefois les banques devaient se voir reprocher certaines dérives, c’est avant tout parce qu’elles ont été corrompues par l’Etat, ce dernier ayant besoin des banques pour assurer son financement illégitime.

    Enfin, on peut noter, compte tenu de la qualité de votre post (à part les erreurs d’analyse sur la création monétaire et les banques), que vous êtes parfaitement en mesure de contribuer à la création de richesses, condition indispensable de votre liberté vis-à-vis de l’AAH.

  • #29 écrit par no lie
    about 3 years ago

    Pourquoi encore et encore un énième mouvement ?? il en existe un qui est aparticide et qui construit un projet du peuple par le peuple et qui demande une démocratie réelle.
    Ce mouvement est une évolution car on construit ensemble notre propre volonté de voir changer ce système qui tire toujours les plus riches vers le haut et les autres vers le bas du bas nous ne faisons pas concurrence à aucun mouvement simplement nous avons compris une chose c’est qu’il faute être unis et beaucoup pour obtenir quelque chose de concret et par le biais de ce mouvement nous arrivons à faire descendre le Peuple dans la rue : donc au lieu de nous disperser il faut que nous nous unissions tapez democratie réelle 40 pages sur facebook et le mouvement gagne le monde entier il n’y a aucun leader le mouvement est aparticide donc neutre c’est le mouvement du peuple pour le peuple donc pourquoi ne pas nous rejoindre au lieu de vous isoler mais nous n’acceptons aucune étiquette politique ni syndicaliste les gens viennent en tant que citoyen et rien d’autre le 15 octobre nous avons un immmense rdv à Bruxelles un rdv Européen

  • #30 écrit par Halley
    about 3 years ago

    Je souscris à votre manifeste. L’allocation d’existence prônée aussi par les verts me paraît la seule voie démocratique possible à une époque de mutation où va s’imposer la haute technologie, la cybernétique et la conquête spatiale à un niveau qu’il nous est difficile d’imaginer aujourd’hui qui nécessitera des compétences dont la plupart des gens seront exclus. Resteront les petits boulots, les auto entreprises puisque le code du travail lui-même est en train de changer; des emplois à temps partiels, de longues périodes d’inactivité, des séniors plus nombreux. Alors plutôt que de se battre contre des moulins à vents car c’est ainsi que va le monde par les effets conjugués de la géopolitique, de l’accroissement démographique, des avancées technologiques, mieux vaut prendre en compte ce changement de paradigmes pour l’affronter en faisant table rase de valeurs qui appartiennent au passé. Non le travail ne sera plus dorénavant ce qu’il était alors plutôt que le chercher là où il n’est pas et ne sera plus procurons à tous de quoi vivre décemment au lieu de cumuler des aides, libérons les entreprises de charges qui avec l’allocation universelle ne pèseront plus comme aujourd’hui, comme elle ne pèseront plus sur le travailleur à condition qu’il exerce une activité consentie pour accroître son revenu de base lequel doit être suffisant pour qu’il ne soit pas obligé d’ accepter n’importe quel boulot pour survivre, à la botte des pourvoyeurs d’emplois comme c’est le cas pour beaucoup aujourd’hui. Ce projet que vous portez et loin d’une quelconque idéologie; c’est le seul projet réaliste à terme qui préserverait tous les citoyens dans un esprit à la fois communautaire et individualiste, solidaire et respectueux de chacun, sans casser l’économie, les marchés et le compétitivité.
    +1

  • #31 écrit par flavia
    about 2 years ago

    Une traduction pour les amis sympathisants de gauche italiens : je le trouve très juste aussi pour la gauche italienne. Perdue.

    IL MANIFESTO DEL MLG (Movimento Liberali di Sinistra)
    SIAMO A SINISTRA E SIAMO LIBERALI.

    Quelli che ignorano la storia delle idee ci troveranno un paradosso. Per noi, si tratta di una riscoperta salutare e da tempo sperata.
    Non abbiamo dimenticato che il liberalismo, il vero, è quell delle Lumieres, dalla Rivoluzione, dei Diritti dell’Uomo e della Repubblica. Sinistra e liberalismo non fanno che una cosa sola contro l’Ancien Regime, i privilegi, gli ordini e le corporazioni. La sinistra diffidava allora dello Stato e del suo dirigismo. Spronava alla libertà individuale, la libera associazione dei lavoratori, le corporazioni volontarie la mutualità per costruire una società piu’ giusta.

    Non fu che con l’avvento dell’ideologia marxista, alla fine del XIX secolo, che i liberali ed i socialisti presero due cammini differenti e irriconciliabili. La sinistra si è persa per lungo tempo nelle sue illusioni, divenute poi disillusioni, e oggi pena ancora, a piu’ di 20 anni dal crollo del muro di Berlino, a ritrovare un cammino verso la libertà ed il progresso.

    Eppure una sinistra affrancata dal marxismo, riconciliata con il pensiero liberale, che ha saputo tenere per bune le lezini della storia e delle tragedie del XX secolo, oggi potrebbe rinascere dalle sue ceneri a condizione di sapersi reinventare.

    E’ l’impresa alla quale noi vogliamo attendere.

    LA FRANCIA E’ IN FIN DI VITA.

    Come l’Ancien Regime prima della rivoluzione, la Francia è oggi organizzata su una modalità corporativista, cogestita dalla sfera politica ed amministrativa, i grandi gruppi industriali e finanzieri e dai sindacati essenzialmente al servizio dei « diritti acquisiti » delle professioni privilegiate, nella funzione statale e delle grandi imprese.
    Questo capitalismo di connivenza, che si tenta di far passare per liberalismo, mentre ne è l’esatto contrario, è estraneo ai principi repubblicani e profondamente inegalitario. E’ egualmente inefficace economicamente e lo spreco straordinario di fondi pubblici. I suoi beneficiari, a destra come a sinistra, lo difendono con ardore e resistono a ogni riforma che rimetterebbe in causa il loro statuto di privilegiati in questione, pur modesti che siano.

    Gli altri restano alle prte del Paradiso. E’ la Francia degli « outsiders », che non hanno né pedigree, né gli indirizzi giusti in pegno di riuscita. E’ la Francia del lavoro prcario, dei salari patetici, degli alloggi scadenti, dei quartieri abbandonati, delle scuole di serie B, delle università impoverite, degli stagisti disprezzati, degli imprenditri scoraggiati. E’ la Francia di quelli che tutti i giorni subiscono e non scelgono mai.

    E’ anche la Francia della miseria e della grande pvertà, scandalo infamante in uno di quei paesi i piu’ ricchi del mondo e che si porta a modello sociale senza egali, quello di centinaia di migliaia di dannati che infestano le strade delle città e che non si nominano ormai che per sigle. Quella anche delle pensioni modeste, che il piu’ delle volte non devono altro che alle organizzazioni caritative la possibilità di consumare un pasto caldo.

    Sarebbe illusorio di pensare che queste due France, quella dei privilegi e quella delle esclusioni, possano coabitare ancora a lungo senza affrontarsi l’un l’altra un giorno. Elezione dopo elezione, le promesse di una rottura, di un cambiamento, porta alla stessa delusione. Nulla cambia in fatto di uguaglianza per il basso, come dice la canzone. Abbiamo già dimenticato le sommosse del 2005?
    Le stesse cause produrranno gli stessi effetti.

    NON E’ LA DESTRA CHE LIBERA IL SISTEMA.

    Non ci aspettiamo nulla dalla destra francese. Oscillante tra un conservatorismo gestinari piu’ o meno illuminato per gli uni, ed un bonapartismo autoritario e dirigista per gli altri, non ha mai capito nulla del liberalismo. DeGaulle ne aveva fatto una sintesi nelle sue contraddizioni, Sarkozy ne ha esplorato l’impasse.

    Al potere, serve con arroganza i soli interessi dei potenti, non riforma se non marginalmente e disprezza il popolo al quale non si rivolge che per attizzare le sue paure. Internet, microbi, clima, immigrazione, droghe, mondializzazione, terrorismo : tutto è valido, persino il piu’ piccolo fatto di cronaca, per instillare la paura e meglio estendere sulle nostre fragili spalle la « protezione » dello Stato securitario.

    Perchè sotto la maschera di un pseudo-modernismo di cui ormai si affabula, è ben la stessa destra conservatrice, ascetica e paternalista che è in gioco.
    Ci si stupirà qui che sacralizzi il lavoro, preferisca l’ordine alla Giustizia, lusinghi i razzismi o prometta di « liquidare l’eredità del maggio ’68″?

    DI FRONTE A LEI, LA SINISTRA E’ INTROVABILE.

    Orfana dell’ideologia di referenza dopo il collasso del marxismo, la sinistra francese lo è anche nel progetto. Come se, facendo lutto della « bandiera rossa che la vincerà », i socialisti avessero rinunciato anche ad ogni speranza di progresso.

    Agganciati a delle nicchie elettorali in regioni, che sono delle altrettanti baronie, non si interessa piu’ a livello nazionale che alle sue divisioni e si dimostra incapace di proporre una alternativa politica credibile.

    In mancanza di progetto, i socialisti producono nella demagogia sociale come la destra lo fa in materia securitaria. Al programma, sempre gli stessi ritornelli : piu’ di spesa pubblica, piu’ di statali, piu’ di sovvenzioni, piu’ di regolazione, piu’ di legislazione, piu’ di interventi, piu’ di protezione. Ed imposte ai ricchi, naturalmente.

    Cosi’ pretendono mantenere una fiamma di un ideale che non consiste piu’ oggi che difendere i privilegi di settore anacronistici, ed un mdello sociale esaurito che si rifiutano di riformare.

    Ma la mondializzazione degli scambi, la rivoluzione numerica, l’evoluzione dello stile di vita e dei percorsi professionali, hanno trasformato in altrettanti arcaismi le soluzioni che la retorica socialista ci ripete in continuazione. E sono i pveri che subiscono oggi in Francia l’assenza di forze di progresso e modernizzazione.

    UN’ALTRA SINISTRA E’ POSSIBILE.

    L’essenza della sinistra non è essere dirigista, statalista o interventista. E’ favorire le condizioni di progresso, al servizio dell’emancipazione degli uomini e delle donne, nel rispetto delle loro libertà. Dimenticare questo ha portato i socialisti ed i popli che puntavano alla liberazione, in un tragico impasse.

    Prima di essere socialista, la sinistra fu liberale e libertaria, umanista ed edonista. Ha sercitato la sua volntà emancipatrice al servizio degli individui, qui e nel rsto del mondo. Ha reinventato una relazione tra Stato e cittadini nella quale il primo è il garante dei diritti e delle libertà dei secondi.

    E’ desolante che la sinistra francese abbia represso, con costanza e cecità, le sue radici liberali. Non è che riscoprendo e ridando tutto il suo spazio nella sua riflessione politica al pensiero liberale, che potrà ritornare ad essere quella sinistra generosa, rispettosa della scelta individuale di ognuno, che si apre alle possibilità, invece che chiudersi.

    Il tempo è venuto di ravvivare il messaggio di questa sinistra liberale, quella delle Lumiers, del Diritto e della Ragione, madre della Rivoluzione del 1789 e della Dichiarazione dei Diritti dell’Uomo e del Cittadino.

    Non è rinforzando i poteri dello Stato e delle amministrazioni che costruiremo una società piu’ giusta, è lottando contro i privilegi e gli statuti particolari, favorizzando l’uguaglianza delle opportunità e dell’accesso libero al mercato, promuvendo l’iniziativa individuale e la respnsabilità, difendendo le libertà fondamentali.

    Il Movimento dei Liberali a Sinistra vuole favorire l’emergenza in Francia di questa sinistra nuova, alle volte ambiziosa e lucida, darle il peso che merita nel dibattito politico.

    Vincere la grande pvertà, finirla con i privilegi, costruire un nuovo modello sociale che lasci tutto il suo posto alla libertà ed iniziativa degli individui, render al mercato la sua vera natura di scambiodi beni, di idee e solidarietà, uscire dalla società della paura, non sono utopie. Sono delle ambizioni realizzabili.

    Speriamo riunire tutte quelle e quelli che liberali di sinistra e per il progresso, aspettano da tempo una simile iniziativa per impegnarsi politicamente al fine di porre le basi di un movimento perenne, che porta le sue idee di cui la sinistra e la Francia hanno oggi tanto bisogno per immaginare un avvenire migliore.

  • #32 écrit par LibGauche
    about 2 years ago

    Merci Flavia !

  • #33 écrit par Gérard Foucher
    about 2 years ago

    Le revenu de base est effectivement une redistribution, avec tous les inconvénients cités par ses opposants.
    Mais n’oubliez pas d’étudier sa version monétaire, que certains appellent dividende universel, qui est l’aboutissement d’une profonde analyse du système actuel de création monétaire par le crédit bancaire et de la solution de remplacement.
    Cet article en est un assez bon résumé :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/gerard-foucher/030312/monnaie-dette-chomage-et-pouvoir-dachat-0

  • #34 écrit par JLER
    about 2 years ago

    A Gerard Foucher,
    Bien que je souscris a l’analyse sur la creation monetaire, et sur le fait que la monnaie (en tant qu’intermediaire des echanges) a disparu pour se travestir en dette substitut de pas grand chose, je ne comprend pas la conclusion qu’il faille utiliser la creation monetaire pour creer une AU. A mon sens il faut en effet revenir a l’objectif d’une bonne monnaie : Diminuer le cout de l’echange (car l echange est ce qui cree la richesse, le bien etre, l’harmonie sociale). Pour cela 2 solutions a discute : 1-Le retour a des reserves a 100% sur un panier de biens, matiere premiere etc. 2- Une liberte bancaire et abolir les monopoles monetaires. Car il ne faut pas retomber dans l’illusion monetaire : Non la creation de monnaie ne cree pas de richesse, mais une redistribution. Cette redistribution n etant pas consenti, elle cree necessairement un appauvrissement.

  • #35 écrit par Aurel
    about 1 year ago

    J’appartiens à la gauche radicale, solidement marxiste.

    Néamnoins, comme je le dit souvent en boutade, je préfererais avoir comme adversaire politique des libéraux authentiques qu’une droite réactionnaire. Avec en vue le meme but de l’émancipation humaine, un débat passionnant pourrait avoir lieu sur les moyens.

    J’étais ainsi plutôt joyeux, quoique aussi amusé, de voir qu’une gauche libérale essaie de se constituer, bien que cette entreprise me semble voué à l’échec dans notre pays.

    Mais à la lecture des commentaires du Manifeste, je suis plutôt déçu. Ayant lu dans ma jeunesse les classiques (Constant, Mill) aussi bien que les libertariens (Friedman, Hayek et toute la clique), je pense avoir acquis une bonne compréhension du libéralisme, j’aurai cru qu’il était symétriquement possible que des libéraux aient aussi une bonne intelligence du marxisme.

    Ce n’est manifestement pas le cas. Lire une stupidité comme « FNPA » est consternant . Le cœur du programme du FN c’est la préférence nationale, la discrimination entre le nôtre et l’autre, la xénophobie institutionnalisée, c’est une société fermée, de repli sur soi, où le pouvoir, incarné par une figure du chef tout-puissant, se maintient par la peur de l’ennemi de l’intérieur et un nationalisme exacerbé.

    Rien de tout cela dans la gauche radicale qui est internationaliste, porteuse d’amitié et de solidarité entre les peuples. Certes, elle identifie un ennemi, le capitalisme, qu’elle analyse (à tord ou à raison) comme une spoliation des travailleurs, mais cet ennemi c’est un rapport social et non un groupe de personnes. Nulle haine du riche à l’horizon. Pour rappel, le propos de Marx en ouverture du Capital : « Je n’ai pas peint en rose le capitaliste et le propriétaire foncier. Mais il ne s’agit ici des personnes, qu’autant qu’elles sont la personnification de catégories économiques, les supports d’intérêts et de rapports de classes déterminés. Mon point de vue, d’après lequel le développement de la formation économique de la société est assimilable à la marche de la nature et à son histoire, peut moins que tout autre rendre l’individu responsable de rapports dont il reste socialement la créature, quoi qu’il puisse faire pour s’en dégager. »

    Quand on sait combien de militants communistes ont donné leur vie pour faire cesser la barbarie fasciste et nazie c’est vraiment navrant de retrouver le poncif « socialisme=totalitarisme » chez des personnes qui ambitionnent de repenser la politique.

  • #36 écrit par ln
    about 1 year ago
  • #37 écrit par MétaZét
    about 1 year ago

    Je pense que la différence entre libéralisme de gauche et libéralisme de droite, tient essentiellement à la question de l’appropriation des ressources naturelles.

    Pour le libéralisme de droite, absolument tout est appropriable, à partir du moment où on y mêle notre travail (voire même à partir du moment où on est le premier à le revendiquer). En conséquence de quoi, tout prélèvement obligatoire est immoral par nature (il constitue une agression contre la propriété privée) et ne peut être toléré que comme moindre mal en vu d’éviter un mal plus grand (une plus grande agression), d’où la réduction du rôle de l’Etat à l’Etat-gendarme, qui protège les citoyens des agressions, et l’importance des corps intermédiaires pour éviter l’atomisation de la société. Cela induit un certain conservatisme / conformisme social.

    Le libéralisme de gauche est d’accord avec le libéralisme de droite sur presque tous les domaines (moralité et utilité de l’économie de marché, non-restrictions sur ce que chacun fait de sa vie et de sa propriété, etc.). Il ne s’en distingue – sur le principe – qu’en ce qui concerne l’appropriation des ressources naturelles. Seul le fruit de notre travail nous appartient pleinement et légitimement, pas la fraction de la nature que l’on a obligatoirement dû utiliser pour travailler. En effet, la nature existait avant nous et existera après nous. Ce n’est pas l’Homme qui l’a créée. Il ne peut donc pas se l’approprier légitimement. Ainsi, la nationalisation des ressources naturelles ou le versement d’une taxe compensatoire sur leur appropriation n’est pas immorale. Cette taxe est même le seul prélèvement obligatoire qui soit juste. C’est également le seul a présenter un effet neutre voire bénéfique sur l’économie, comme le montre certaines études. Cette taxe peut servir à financer, non seulement les fonctions régaliennes traditionnelles de l’Etat (sécurité, justice), mais également à assurer que chacun ait la capacité effective d’être libre et responsable, via la santé et l’éducation notamment. Sans nier l’importance des corps intermédiaires, le libéralisme de gauche peut néanmoins permettre une certaine émancipation, en étant compatible avec la revendication de formes de vie alternatives à la morale commune sans que cela aboutisse à l’ostracisation, ou au moins : sans que cette ostracisation présente des conséquences graves en terme de qualité de vie.

    Il me semble qu’il ne faut pas confondre le libéralisme de gauche (ou libéralisme progressiste) avec le social-libéralisme qui est un mixte empirique de mesures socialistes et libérales. Le libéralisme de gauche est avant tout un libéralisme, et même si la question sociale lui importe, il n’est pas favorable à l’Etat-providence tel qu’on l’entend actuellement. Ainsi, plutôt que de financer des écoles publiques fortement réglementées et des fonctionnaires de l’éducation indéboulonnables, on peut instaurer un système de « scholar vouchers », libéraliser toutes les écoles, remplacer tous les fonctionnaires par des contractuels de droit privé, et se borner à poser quelques règles déontologiques (en échange, par exemple, d’avantages fiscaux).

  • #38 écrit par Sixte
    about 1 year ago

    Bonjour
    Que pensent la gauche libérale de l’outre-mer français ?
    Une poulation maintenue atrificiellement dépendante par les subventions, tuant toute initiative et toute velléité de création d’industrie.
    Les sursalaires et les primes exhorbitantes des fonctionnaires expatriés.
    Les paradis fiscaux légaux que sont de nombreux territoires et départements d’outre-mer, notamment la Polynésie et Wallis et Futuna.
    La jeunesse qui s’en va chercher de meilleures conditions ailleurs.
    Les scandales liées aux lois de défiscalisation qui sont facilement détournées et franchement inéfficaces ,
    ?

  • #39 écrit par bobby
    about 1 year ago

    Bonjour.
    l’idée du revenu d’existence pour tous n’est pas nouvelle, ou allocation universelle, ou d’autres termes; Jacques Duboin en 1934 en avez dèja parler, avec l’économie distributive. Mais , il y a un grand Mais pour tout, tous cela se heurte au mur de l’égoïsme, conservatisme, individualisme qui pourris nos sociétés, ainsi qu’au manque d’imagination. Que cela soit par rapport au travail, et sont corolaire le chômage, nous proposons invariablement les mêmes recettes, depuis que le capitalisme existe (ouah qu’elle vilain mot!), idem avec la croissance « salvatrice », sensé, relancer l’économie , donc l’emploie, donc le pouvoir d’achat….
    Produisons quitte à produire n’importe quoi!, et détruire la planète.
    remettons les gens au travail!, quitte a faire n’importe qu’elle boulot stupide (voir Vers une société de jobs à la con, par david Graeber -Libération du 28/8/13).
    Malgré un chômage élevé, depuis le choc pétrolier de 1974, date de la première crise significatif, nous proposons les mêmes recettes de relance de la croissance, pour relancer l’emploie. Tantôt avec des politique libérales, tantôt interventionnistes par l’Etat, soit des mélanges (policy- mixte): sociaux -libéraux, social-démocrate, libéraux-conservateur, libéraux-démocrate,démocrate-libéraux, libéraux -libertaires…..
    Des auteurs comme Michéa, ou Clouscard critique fortement le libéralisme -libertaire qui à « contaminer » fortement, aussi bien la gauche que la droite. Ce qui est sur c’est que le libéralisme idéologique (ce libéralisme simpliste, qui fait la confusion entre liberté et libéralisme, ou il ne devrait plus exister ni Etat, ni règles, ni loi, ni contraintes) à fortement influencer les esprits, nous empêchant de raisonner autrement.
    Mais pour moi, le libéralisme économique, comme la mondialisation, à plus était une planche de salut temporaire, une fuite en avant qui à sauver le capitalisme un certains temps, mais dont les effets positifs on pris fin.
    Maintenant le capitalisme est dans une crise chronique permanente, à atteint un stade senile, ou pour se survivre il doit détruire de plus en plus de capital et laisser de plus en plus de gens dans la misère, et sans travail .

  • #40 écrit par Antoine
    about 6 months ago

    Belle presentation.
    Des idées qui vont de l’avant
    Tous mes voeux de réussite !