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	<description>« Je me révolte donc nous sommes » - Albert Camus</description>
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		<title>Et si François Hollande relisait le rapport Attali ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 17:44:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès 2008, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance, présidée par Jacques Attali, répondait aux trois objectifs que s&#8217;est fixé le nouveau Président de la République : la croissance, la justice et l&#8217;avenir de la jeunesse. Il n&#8217;est peut-être pas trop tard pour mettre en œuvre les solutions qui y étaient]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><strong>Dès 2008, le rapport de la <em>Commission pour la libération de la croissance</em>, présidée par Jacques Attali, répondait aux trois objectifs que s&#8217;est fixé le nouveau Président de la République : la croissance, la justice et l&#8217;avenir de la jeunesse. Il n&#8217;est peut-être pas trop tard pour mettre en œuvre les solutions qui y étaient proposées. Tribune libre par Michel Faure*.</strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><img class="alignleft size-full wp-image-856" title="Jacques Attali" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/jacques-attali.jpg" alt="" width="250" height="350" />François Hollande</span> veut de la croissance, de la justice et de l’avenir pour la jeunesse. Fort bien. Ce sont trois beaux objectifs, mais comment les atteindre ? Relire et adopter les propositions du rapport de la <em>Commission pour la libération de la croissance</em>, qu’avait présidée <span style="color: #000000;">Jacques Attali</span> en janvier 2008, et son complément pour sortir de la crise, présenté en octobre 2010, est une solution.</p>
<p>Ces deux rapports répondent aux questions que posent les trois objectifs de Hollande.</p>
<p>La croissance ? Oui, mais comment renouer avec elle sans aggraver les dépenses publiques, sans alourdir les impôts et sans trop compter non plus sur nos partenaires européens qui ont suffisamment de problèmes chez eux pour s’occuper des nôtres ?</p>
<p>La justice ? Bien sûr, mais comment la restaurer dans un système structurellement conservateur, marqué par des décennies de clientélisme, de connivences et de préservation de privilèges ? Comment démanteler des &laquo;&nbsp;droits acquis&nbsp;&raquo; jugés sacro-saints, les rentes de situation, les <em>numerus clausus</em>, les exceptions au droit ? Comment cesser de protéger de la concurrence des secteurs subventionnés, comment ne plus tolérer des inégalités criantes entre les sexes, entre les statuts, entre les régimes de retraite, entre les villes et les banlieues ?</p>
<p>La jeunesse ? Évidemment. Mais comment garder chez nous tous ces jeunes diplômés qui trouvent de vrais emplois ailleurs, à Londres ou à Singapour, pour échapper aux stages sous payés ou aux CDD précaires en France ? Comment faire pour maintenir dans le système scolaire la proportion considérable de jeunes qui le quittent chaque année sans qualification ? Comment hisser nos universités au niveau des meilleures grandes écoles mondiales ? Comment, finalement, donner des emplois productifs aux jeunes Français qui n’ont aujourd’hui pour seul horizon que le chômage ou la précarité ?</p>
<p>A toutes ces questions, la commission Attali apportait déjà des réponses au début du quinquennat de <span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy</span>, et relire le rapport de janvier 2008 aujourd’hui provoque deux sentiments contradictoires : la désolation devant tant de temps perdu, et l’espoir qu’il n’est pas trop tard encore pour mettre en œuvre les solutions d’évidence qui étaient proposées.</p>
<p>Bien évidemment, en dénonçant les privilèges, les blocages, en demandant la suppression des départements et la réduction du nombre de communes, en prônant le risque individuel et moins d’intervention de l’Etat, la gauche avait jugé Attali perdu pour sa cause. Un gros mot – <em>libéral !</em> – fut même prononcé. La droite n’en pensa pas moins. On fit quelques blagues sur les coiffeurs ou les taxis, on rassura les syndicats, les corporations et autres <em>corps intermédiaires</em> et ce remarquable rapport fut vite escamoté, et avec lui nos illusions de réformes radicales afin d’armer la France face au monde nouveau. Seulement un tiers des propositions du rapport de 2008 ont été adoptées, écrivait, en 2010, Jacques Attali. Un autre tiers n’a été &laquo;&nbsp;<em>qu’incomplètement appliqué, et un dernier tiers ne l’a pas été du tout.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p><span id="more-852"></span>Il convient peut-être de rappeler à François Hollande, dans l’hypothèse improbable où il les aurait oubliées, les &laquo;&nbsp;<em>huit ambitions</em>&nbsp;&raquo; qui étaient celles des auteurs du rapport Attali en 2008, et les deux &laquo;&nbsp;<em>urgences</em>&nbsp;&raquo; du second rapport de 2010. Intégrer ces propositions à son action l’aiderait à être un bon président, et c’est tout ce que nous lui souhaitons afin qu’il nous sorte du trou dans lequel les décennies d’étatisme hypertrophié nous ont enfoncés. Ces ambitions et ces urgences, les voici. Je les cite &laquo;&nbsp;<em>verbatim</em>&laquo;&nbsp;, bien sûr :</p>
<p>Les ambitions de 2008 :</p>
<ol>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Préparer la jeunesse à l’économie du savoir et de la prise de risque</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Participer pleinement à la croissance mondiale et devenir champion de la nouvelle croissance</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Améliorer la compétitivité des entreprises françaises, en particulier des PME</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Construire une société de plein emploi</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Supprimer les rentes, réduire les privilèges et favoriser les mobilités</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Créer de nouvelles sécurités à la hauteur des instabilités croissantes</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Instaurer une nouvelle gouvernance au service de la croissance</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Ne pas mettre le niveau de vie d’aujourd’hui à la charge des générations futures</em>&laquo;&nbsp;</li>
</ol>
<p>Les urgences de 2010 :</p>
<ol>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Regagner la maîtrise de nos finances publiques, socle de la croissance et de la solidarité</em>&laquo;&nbsp;</li>
<li>&laquo;&nbsp;<em>Créer des emplois et redonner un avenir aux jeunes</em>&laquo;&nbsp;</li>
</ol>
<p>Que demander de plus, quand on a au cœur la croissance, la justice et la jeunesse ? Ces huit ambitions, que 316 mesures peuvent mettre en musique, et ces deux urgences, sont en parfaite harmonie avec les trois priorités de François Hollande. Leur réalisation semble aujourd’hui tristement utopique – &laquo;&nbsp;<em>champion d’une nouvelle croissance</em>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<em>société de plein emploi</em>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<em>créer des emplois et redonner un avenir aux jeunes</em>&nbsp;&raquo; – mais leur mise en œuvre n’est ni coûteuse ni très compliquée. Réduire la taille et le nombre des administrations, baisser les cotisations sociales qui pèsent sur l’emploi en contrepartie d’une hausse de la CSG et de la TVA, instaurer des fonds de pensions, supprimer l’inscription dans la constitution du principe de précaution qui entrave la recherche et l’innovation, déréglementer des secteurs fermés, comme par exemple les pharmacies, lever tous les obstacles au cumul emploi-retraite, tout cela ne coûterait rien, sinon un peu de courage. Et elles rapporteraient sans doute, à terme, des revenus à l’Etat avec la croissance retrouvée.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a été coupable de ne pas donner un soutien plus déterminé à ce travail cohérent, approfondi et fondamentalement mesuré. Il nous a prouvé, par son dédain à l’égard de ces propositions, que sa prétendue &laquo;&nbsp;rupture&nbsp;&raquo;, sa volonté d’agir, tout cela n’était que du vent. François Hollande nous promet le changement, et une majorité de Français l’a pris au mot et l’a élu. A lui d’agir. Il lui sera facile de reprendre à son compte les &laquo;&nbsp;<em>deux urgences</em>&nbsp;&raquo; qu’il a fait siennes – maîtrise des finances publiques et éducation et emploi des jeunes. Si, de surcroît, il adoptait les huit ambitions de 2008 de son vieux camarade Attali, qu’il connaît depuis les années <span style="color: #000000;">Mitterrand</span>, s’il appliquait les mesures, une fois adaptées à la situation qui est la nôtre aujourd’hui, permettant de les atteindre, oui, cela nous changerait, vraiment, et ça changerait aussi la gauche, qui entrerait enfin, après des années d’ankylose, dans l’avenir et la modernité.</p>
<p>*Michel Faure est écrivain, ancien journaliste à <em>Libération</em> et Vice-président du MLG. Cette tribune a été initialement publiée sur <a title="Michel Faure sur Atlantico" href="http://www.atlantico.fr/users/michel-faure" target="_blank">atlantico.fr</a>.</p>
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		<title>Présidentielle : l’impasse antilibérale</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 21:40:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Au terme d’une campagne électorale qui fut, pour tous les amoureux de la liberté, une épreuve de chaque instant, le second tour, opposant deux candidats rivalisant dans l’antilibéralisme et les promesses chimériques, apparaît comme un cul-de-sac. Pour les libéraux de toutes sensibilités, la campagne électorale qui s’achève fut un véritable chemin de croix, qui se]]></description>
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<p><strong>Au terme d’une campagne électorale qui fut, pour tous les amoureux de la liberté, une épreuve de chaque instant, le second tour, opposant deux candidats rivalisant dans l’antilibéralisme et les promesses chimériques, apparaît comme un cul-de-sac.</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="Sarkozy ou Hollande, qui est le plus antilibéral ?" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/sarkollande.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong>Pour les libéraux de toutes sensibilités, la campagne électorale qui s’achève fut un véritable chemin de croix, qui se mue en impasse face à l’alternative du second tour, qui opposera deux candidats aux discours anachroniques, rivalisant dans l’antilibéralisme.</p>
<p>Tous deux promettent symétriquement le renforcement des prérogatives d’un Etat pourtant omniprésent dans la vie des Français, rognant chaque jour un peu plus sur les libertés et dont la déraison a trouvé ses limites dans la crise des dettes souveraines.</p>
<p>De la droite au pouvoir nous n’attendions rien.</p>
<p>Ceux qui, parmi les libéraux, avaient misé sur les promesses de rupture du candidat Sarkozy en 2007, espérant une réforme en profondeur de notre « modèle social » en déroute et un semblant de responsabilité budgétaire, en sont aujourd’hui pour leurs frais.</p>
<p>Si quelques initiatives heureuses avaient marqué le début du quinquennat &#8211; RSA, autonomie partielle des universités, statut d’auto-entrepreneur ou rupture conventionnelle du contrat de travail – les ambitions réformatrices affichées ont bientôt fait place, à la faveur de la crise, à la démagogie des peurs : surenchère sécuritaire, désignation de boucs émissaires, xénophobie décomplexée, défiance antieuropéenne, mépris des contre-pouvoirs, poujadisme ordinaire.</p>
<p>Qui s’étonnera que se profile désormais une alliance réactionnaire à la droite de l’échiquier politique, plébiscitée dans les sondages par une large majorité d’électeurs UMP, qui ont acté la validation des thèses historiques du Front National par le Président sortant ?</p>
<p>Il va de soi que nous ne pouvons nous retrouver dans le projet de ce candidat et de cette droite. Mais combien d’entre nous apporteront pour autant leur suffrage au représentant de la gauche ?</p>
<p>Une gauche qui n’a pas été capable, après dix années dans l’opposition, de formuler un véritable projet réformiste pour le pays, se contentant de troquer ses vieilles lubies marxistes pour un discours de totale vacuité, ponctué de « changement » et de « rassemblement », avec pour seule ambition l’alternance et pour tout horizon l’inertie.</p>
<p>Une gauche qui continue d’ignorer les mécanismes de l’économie ouverte et la réalité de la globalisation du monde, qui feint de croire encore qu’on peut bloquer les prix des loyers ou celui des carburants, dont le candidat peut accuser sans rire la droite d’avoir « <em>participé à la mondialisation libérale, à l&#8217;Europe de la concurrence, à l&#8217;ouverture des marchés</em> ».</p>
<p>Une gauche enfin qui méprise les libertés, à commencer par la première d’entre elles, celle qu’a chacun d’user de son propre corps comme il l’entend. Aussi, elle promet de poursuivre la répression des usagers de drogues et envisage désormais la pénalisation de la prostitution.</p>
<p>Pourtant, de la gauche nous espérons.</p>
<p>Qu’elle se réconcilie avec la pensée libérale, injustement décriée dans ses rangs et assimilée à un conservatisme, alors qu’elle fut pourtant celle de la gauche des origines, celle de la Révolution et de la devise républicaine qui est aussi la sienne : Liberté, Egalité, Fraternité.</p>
<p>Qu’elle fasse de l’émancipation des individus sa nouvelle frontière, comprenne enfin la force sociale extraordinaire de l’initiative, du goût du risque et de l’engagement individuel, ainsi que le poids que constitue l’emprise excessive de l’Etat sur nos vies et nos activités.</p>
<p>Qu’elle engage, à l’instar de ses camarades sociaux-démocrates européens, suédois par exemple, les réformes de structure, alliant justice et efficacité économique, qui pourront seules permettre la modernisation de notre système social, devenu aussi injuste qu’inadapté.</p>
<p>Qu’elle se mobilise pour défendre l’égalité des chances, celle de tous les citoyens devant la loi, l’accès libre pour chacun aux marchés et aux métiers, la liberté de contracter, la fin des privilèges et des corporatismes qu’elle sert hélas trop souvent plutôt que de les combattre.</p>
<p>Enfin, si la victoire lui est accordée par les Français, confrontée à l’exercice du pouvoir et aux tumultes de la crise européenne, qu’elle sache puiser dans la mine des idées libérales les instruments nouveaux du progrès et de la justice qui seuls lui permettront de sortir la France de l’impasse et de ne pas décevoir encore.</p>
<p>Puisse la gauche répondre à ces espérances et elle pourra compter sur notre soutien.</p>
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		<title>Proportionnelle : une urgence démocratique</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/proportionnelle-urgence-democratique/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 15:02:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que les principaux candidats à la Présidence proposent d’introduire une « dose », plus ou moins « marginale », de scrutin proportionnel aux élections législatives, le Mouvement des Libéraux de Gauche se prononce pour l’élection des députés à la proportionnelle intégrale, une réforme indispensable pour ressusciter notre démocratie parlementaire moribonde. 10% ? 15% ? 25% ? Le chiffre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><strong>Alors que les principaux candidats à la Présidence proposent d’introduire une «<em> dose</em> », plus ou moins « <em>marginale</em> », de scrutin proportionnel aux élections législatives, le Mouvement des Libéraux de Gauche se prononce pour l’élection des députés à la proportionnelle intégrale, une réforme indispensable pour ressusciter notre démocratie parlementaire moribonde.</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="Pour la proportionelle intégrale à l'Assemblée Nationale | Photo : Geoffrey Gekiere" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/assemblee.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong></p>
<p><strong></strong>10% ? 15% ? 25% ? Le chiffre fait débat parmi les trois candidats en situation – à ce jour – d’être élus en mai prochain à l’Élysée, concernant la part de députés qu’ils souhaitent voir élus à la proportionnelle.</p>
<p>Passons sur le caractère chimérique des promesses faites en la matière par les candidats issus des deux partis oligarchiques qui, outrageusement favorisés par la bipolarisation du paysage politique, ont tout intérêt à maintenir le scrutin majoritaire en l’état.</p>
<p>Plus regrettable nous apparaît le revirement de <span style="color: #000000;">François Bayrou</span>, dont la reconstruction de notre démocratie constitue pourtant un pilier du projet présidentiel, et qui proposait en 2007 que la moitié des députés soient désormais élus à la proportionnelle.</p>
<p>Pourquoi avoir réduit cette ambition à 25% des sièges, qui plus est avec un mécanisme de majorité absolue automatique à l’italienne, le parti arrivé en tête se voyant attribuer automatiquement les sièges manquants pour atteindre la majorité absolue ? C’est un invraisemblable contresens pour celui qui veut contraindre, à juste titre, les courants politiques réformistes de notre pays à travailler ensemble !</p>
<p>En effet, l’élection des députés à la proportionnelle aurait pour principal avantage de rendre enfin nécessaire l’obtention d’une majorité véritable pour voter les lois. Comment admettre en démocratie, comme c’est le cas aujourd’hui en France, qu’un parti porté au pouvoir par moins d’un électeur sur trois puisse légiférer comme il l’entend, au mépris de la majorité des citoyens ?</p>
<p>L’élection des députés à la proportionnelle permettrait aussi l’entrée de nouvelles formations au Parlement, pour y porter la voix de nombreux électeurs aujourd’hui exclus de toute représentation nationale, et autoriserait ainsi la tenue de débats ouverts et réellement démocratiques.</p>
<p>Elle favoriserait enfin l’émergence de majorités d’idées au Parlement, permettant de dépasser les clivages, trop souvent artificiels, entre une majorité aux ordres et une opposition systématique.</p>
<p>Quant au risque d’instabilité politique qu’induirait cette réforme, contre lequel nous mettent en garde ses détracteurs, il est en réalité souhaitable : est-il sain qu’un gouvernement reste en place pendant cinq ans si sa politique est rejetée par la majorité des Français durant quatre de ces cinq années ? Mieux vaut une relative instabilité que les pleins pouvoirs à une minorité !</p>
<p>De plus, la possibilité pour le Président de la République de dissoudre l’Assemblée en cas de blocage limite fortement le risque de crises artificielles : les Français trancheront en dernier ressort.</p>
<p><strong>Le Mouvement des Libéraux de Gauche propose donc d’instaurer la proportionnelle intégrale pour l’élection des députés, sur listes nationales, avec un seuil de représentation inférieur à 5 % pour permettre la représentation de tous les courants politiques de notre pays.</strong></p>
<p>Cette réforme ouvrirait la voie à celle, trop longtemps repoussée, du Sénat. La Chambre haute étant dévolue à la représentation des territoires, nous proposons qu’elle soit désormais élue au scrutin majoritaire direct, comme l’est aujourd’hui l’Assemblée Nationale, et que soit mis fin au mécanisme opaque de désignation par les grands électeurs.</p>
<p>Enfin, nous souhaitons que soit drastiquement réduit le nombre d’élus des deux chambres, et que tout cumul de mandats soit rendu impossible pour les députés à élus l’Assemblée Nationale.</p>
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		<title>Primaires citoyennes : l’imagination au rancart</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/primaires-citoyennes-l-imagination-au-rancart/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 11:18:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parti Socialiste a démontré, à travers l’organisation des « primaires citoyennes », qu’il était capable de renouveler profondément ses pratiques politiques. Il est regrettable qu’il n’en soit pas de même en ce qui concerne ses idées et ses propositions. A défaut d’un candidat libéral à cette élection, le MLG apporte son soutien au prétendant]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p><strong>Le Parti Socialiste a démontré, à travers l’organisation des « primaires citoyennes », qu’il était capable de renouveler profondément ses pratiques politiques. Il est regrettable qu’il n’en soit pas de même en ce qui concerne ses idées et ses propositions. A défaut d’un candidat libéral à cette élection, le MLG apporte son soutien au prétendant radical, Jean-Michel Baylet.</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="L'imagination au pouvoir (par Titom - Licence Creative Commons)" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/imagination-pouvoir.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong>C’est avec la plus grande attention, comme des millions de sympathisants de gauche, que les militants du MLG ont suivi les débats qui ont animé la campagne pour les « primaires citoyennes » organisée par le Parti Socialiste et son allié radical. Une innovation que nous saluons et à laquelle nous invitons nos adhérents et sympathisants à participer dimanche.</p>
<p>Pour autant, les propositions avancées par les différents candidats ne nous ont pas convaincues.</p>
<p>Alors que notre pays a besoin d’une réforme profonde et urgente de son modèle social, dont l’architecture même est remise en cause par l’explosion de la dette publique et la persistance d’un chômage endémique que nul ne prétend même plus résorber, la plupart des candidats ne nous proposent que des ajustements à la marge d’un système à bout de souffle.</p>
<p>Qu’il s’agisse de l’organisation du travail, de la crise du logement, des quartiers abandonnés, de la faillite de l’école, de l’insertion ou de la grande pauvreté, c’est en vain qu’on cherchera dans les propositions des candidats socialistes les idées nouvelles qui constitueraient un début de réponse à ces impérieux défis auxquels ne pourra pourtant pas échapper le prochain gouvernement.</p>
<p>Notons l’heureuse exception que constitue la promesse d’un système de retraites à la carte, sur le modèle suédois, qui semble en bonne voie de faire consensus au Parti Socialiste. Il est dommage que les différents candidats ne se soient pas inspirés davantage des réformes audacieuses menées par leurs camarades suédois, qui ont su en quelques années juguler l’endettement de leur pays, moderniser son administration et dynamiser son économie, tout en maintenant un niveau inégalé de prestations sociales.</p>
<p>On déplorera aussi l’absence de toute stratégie de désentettement crédible, alors même que le service de la dette constitue désormais le premier poste de dépenses du budget. Au contraire, c’est en proposant de nouvelles dépenses publiques, plutôt que par des projets de réformes, que la plupart des candidats ont cherché à se distinguer lors des débats.</p>
<p>Cela dit, à contrario de la surenchère interventionniste pratiquée par certains – mais faut-il s’en étonner de la part de ceux qui vont chercher la bénédiction communiste à la Fête de l’Humanité ? -, entre lubies de démondialisation, interdiction des licenciements ou de la spéculation, tutelles publiques et autres blocages des prix, il nous faut saluer la détermination des deux candidats qui, d’un bout à l’autre de la campagne, ont su rappeler aux uns et aux autres la vanité des velléités étatistes et le devoir de vérité de la gauche face à la situation de nos finances publiques.</p>
<p>Le premier, <span style="color: #000000;">Manuel Valls</span>, a su éveiller depuis longtemps la curiosité et l’intérêt des libéraux de gauche en déclarant vouloir « <em>réconcilier la gauche avec la pensée libérale</em> », en écrivant que la nouvelle frontière de la gauche devait être de « <em>donner à chaque individu les moyens de son autonomie</em> » ou encore qu’il était temps d’ « <em>en finir avec le vieux socialisme pour être enfin de gauche</em> ». Il a su faire aussi des propositions audacieuses, comme la liberté des universités.</p>
<p>Nombre de nos adhérents lui apporteront sans doute leur voix dimanche, pour faire entendre ce message de rupture libérale au sein du vieux Parti Socialiste, dont Valls veut aussi changer le nom.</p>
<p>Hélas, le libéralisme de Manuel Valls tend à disparaître, au profit d&#8217;un brutal autoritarisme, quand il s&#8217;agit de garantir à chacun la liberté de disposer de son corps comme il l’entend. Aussi, le soutien définitif qu&#8217;il apporte à la politique de prohibition désastreuse menée par l&#8217;actuel gouvernement, d’autant plus regrettable pour un candidat qui a mis les questions de sécurité au cœur de son projet, nous interdit de lui apporter le nôtre.</p>
<p>Le second, <span style="color: #000000;">Jean-Michel Baylet</span>, s’est au contraire affirmé, pendant cette campagne, comme un promoteur résolu des libertés individuelles, en défendant notamment la légalisation du cannabis ou le droit de chacun à mourir dans la dignité. Il s’est également montré en pointe sur la question européenne, seul prétendant à affirmer le choix d’une Europe fédérale. Sur ce sujet essentiel, les autres candidats se sont montrés particulièrement en retrait, alors même que la question est au coeur des débats sur la crise de la dette.</p>
<p><strong>En conséquence, le représentant des radicaux de gauche nous apparaît, parmi les candidats aux primaires, comme celui dont les valeurs sont les plus proches des nôtres, celles de la gauche libérale, libertaire et solidaire que nous voulons voir éclore dans notre pays. C’est à ce titre que notre organisation lui apporte, pour cette consultation, son soutien.</strong></p>
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		<title>Après DSK, quel avenir pour la gauche libérale ?</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Jun 2011 21:44:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[La défection de Dominique Strauss-Kahn pour l’élection présidentielle, avant même qu&#8217;il ait pu émettre la moindre proposition, est une déception pour la gauche libérale : l&#8217;espoir d&#8217;un projet de progrès pour la France, conciliant modernité et efficacité sociale, s&#8217;estompe sans que l&#8217;on sache s&#8217;il était réellement incarné. Quoi qu’il se soit passé dans le huis-clos]]></description>
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<p><strong>La défection de Dominique Strauss-Kahn pour l’élection présidentielle, avant même qu&#8217;il ait pu émettre la moindre proposition, est une déception pour la gauche libérale : l&#8217;espoir d&#8217;un projet de progrès pour la France, conciliant modernité et efficacité sociale, s&#8217;estompe sans que l&#8217;on sache s&#8217;il était réellement incarné. </strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-724" title="Dominique Strauss Kahn (photo: Fabrice Coffrini / AFP)" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/dsk.jpg" alt="Dominique Strauss Kahn" width="250" height="350" />Quoi qu’il se soit passé dans le huis-clos de la suite 2806 du Sofitel de New-York, et sans faire injure à la présomption d’innocence, nul ne peut ignorer la réalité politique nouvelle que crée, pour la gauche française, la situation qui est celle de <span style="color: #000000;">Dominique Strauss-Kahn</span>.</p>
<p>De toute évidence, même si celui-ci était innocenté demain des lourdes charges qui pèsent contre lui, il est improbable qu’il puisse revenir dans la course pour l’élection présidentielle de 2012.</p>
<p>Cette situation est désolante pour tous ceux qui espéraient que le favori des sondages incarnerait pendant la campagne une gauche à la fois moderne, ambitieuse et réaliste, ouverte sur le monde et capable de gérer les comptes du pays avec responsabilité.</p>
<p>Paradoxalement, beaucoup attendaient de lui qu’il mène les socialistes au pouvoir tout en espérant qu’il n&#8217;y applique pas le programme, insipide et archaïque, concocté par les apparatchiks de la rue de Solférino sous le sceau du plus petit dénominateur commun.</p>
<p>DSK portait les espoirs de très nombreux électeurs, non seulement parmi les socialistes les plus ouverts aux idées libérales, mais aussi parmi les centristes et même de nombreux sympathisants de droite déçus par la politique de <span style="color: #000000;">Nicolas Sarkozy</span>, rétifs à son dirigisme, inquiets de l’évolution de nos finances publiques ou indignés par la dérive populiste de sa politique sécuritaire.</p>
<p>Tous espéraient qu’avec ce candidat la gauche parviendrait enfin à se réconcilier avec la modernité et saurait proposer aux Français un chemin de progrès pour sortir de la crise, loin des incantations et des vœux pieux. Qu’elle saurait concilier, mieux qu’une droite insensible aux aspirations du peuple, libertés individuelles, efficacité économique et exigences sociales. Tous espéraient aussi échapper avec lui au duel annoncé d’un second tour calamiteux entre Nicolas Sarkozy et <span style="color: #000000;">Marine Le Pen</span>.</p>
<p>Personne, bien sûr, ne sait si Dominique Strauss-Kahn aurait répondu à ces aspirations une fois candidat et, surtout, s’il avait accédé à l’Elysée. Mais nombreux sont les électeurs qui se trouvent désormais sans perspective, coincés entre une droite toujours plus dirigiste et autoritaire, qui dispute ses voix au Front National, un centre qui se cherche sans jamais se trouver et une gauche sans projet crédible, travaillée par la tentation d’une surenchère étatiste et interventionniste.</p>
<p>Le MLG est un mouvement trop jeune encore pour prétendre présenter un candidat à l’élection présidentielle, mais nous voulons dire à tous ceux qui, à travers la candidature de Dominique Strauss-Kahn, cherchaient une voie à la fois plus sociale et plus libérale vers un nouveau modèle français, que nous sommes ici pour tracer avec eux ce chemin.</p>
<p>Si nous ne présenterons pas de candidat à la présidentielle, nous travaillons en revanche pour être présents aux législatives de 2012, avec pour projet d’aider la gauche à retrouver ses racines libérales, à renouer avec les valeurs républicaines – Liberté, Egalité, Fraternité – qu’elle a tant négligées, à retrouver le souffle, l’énergie et la volonté d’agir pour le bien commun qui furent les siens avant que la chape de plomb du marxisme-léninisme ne vienne éteindre beaucoup de ses lumières.</p>
<p><strong>Nous invitons tous ceux qui avaient espéré que DSK incarnerait un tel projet et dont les espoirs aujourd’hui s’effondrent à venir nous rencontrer et à nous rejoindre pour semer les graines de cette gauche nouvelle dont la France a tant besoin, avec ou sans candidat à la présidentielle.</strong></p>
<p>&#8212;</p>
<p>AGENDA : La prochaine table ouverte du MLG se tiendra le mercredi 8 juin à Paris sur le thème &laquo;&nbsp;Libéralisme 2.0 contre capitalisme et socialisme&nbsp;&raquo;, en compagnie du philosophe et investisseur en capital-risque Sébastier Groyer. <a title="Rencontre-débat : Libéralisme 2.0 contre capitalisme et socialisme" href="http://www.facebook.com/event.php?eid=189857081067221" target="_blank">En savoir plus</a>.<strong><br />
</strong></p>
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		<title>Touche pas à mon Schengen !</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/touche-pas-a-mon-schengen/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 15:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[En dérogeant aux accords de Schengen à des fins strictement électoralistes, le gouvernement légitime le discours anti-européen des partis extrémistes. Un risque politique aussi dangereux qu&#8217;inacceptable. Tribune libre par Hugues Serraf*. La France est légitimement préoccupée par l’arrivée d’immigrants tunisiens par dizaines de milliers. Ces derniers ont par ailleurs toute légitimité pour tenter de réussir]]></description>
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<p><strong>En dérogeant aux accords de Schengen à des fins strictement électoralistes, le gouvernement légitime le discours</strong><strong> anti-européen des partis extrémistes. Un risque politique aussi dangereux qu&#8217;inacceptable. </strong><strong>Tribune libre par Hugues Serraf<sup>*</sup>.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-708" title="Touche pas à mon Schengen (illustration Marc Angel)" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/douanier-schengen.jpg" alt="Touche pas à mon Schengen (illustration Marc Angel)" width="250" height="350" />La France est légitimement préoccupée par l’arrivée d’immigrants tunisiens par dizaines de milliers. Ces derniers ont par ailleurs toute légitimité pour tenter de réussir leur vie d’homme dans un pays plus confortable que le leur, mais les légitimités des uns et des autres sont parfois difficiles à réconcilier.</p>
<p>Pour autant, qu’elle réagisse en proposant de <a rel="nofollow" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2011/04/22/01002-20110422ARTFIG00557-sarkozy-veut-revoir-le-traite-de-schengen.php" target="_blank">revenir sur un acquis majeur de l’intégration européenne</a>, soit la possibilité de circuler librement entre 25 pays du continent (dont la Suisse, moins la Grande-Bretagne), ce n’est pas seulement répondre de manière disproportionnée à la question posée, c’est aussi prendre un formidable risque politique.</p>
<p>Depuis le référendum de 2005, l’extrême droite comme l’extrême gauche ont fait de la « délégitimisation » de l’Union Européenne l’axe majeur de leur vision du monde. Leurs arguments ne sont pas toujours strictement superposables, mais les France racornies et rétrécies dont elles rêvent l’une et l’autre se ressemblent comme deux gouttes d&#8217;eau.</p>
<p>Les Italiens, c’est entendu, n’ont guère joué le jeu en distribuant les documents de voyage à qui en demandait, considérant sans doute qu’il s’agissait d&#8217;un bon moyen de refiler la patate chaude au voisin. Mais peut-être pensaient-il également <a href="http://www.com-vat.com/commvat/2011/04/alors-pr%C3%AAts-pour-un-nouveau-trait%C3%A9-europ%C3%A9en-.html" target="_blank">forcer Paris à sortir du bois</a> au plan politique, confier la gestion du trafic ferroviaire à une brigade de CRS ne pouvant passer pour une solution pérenne.</p>
<p>Expérience concluante  : le pays de <span style="color: #000000;">Jean Monnet</span> et <span style="color: #000000;">Robert Schuman</span> prend effectivement position, mais c’est pour mieux plonger dans le piège tendu par les démagogues dans la perspective de la présidentielle. Et si la problématique des flux migratoires selon l&#8217;Élysée passe désormais par le retour des frontières à l’intérieur de l’Union, le prochain coup de grisou financier conduira-t-il <span style="color: #000000;">Christine Lagarde</span> à suggérer un retour au Franc ? Et <a rel="nofollow" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_agricole_commune#Perspectives_pour_l.27apr.C3.A8s_2013" target="_blank">la fin de la PAC en 2013</a> à la dissolution pure et simple de l’UE ?</p>
<p>L&#8217;Europe n’a pas seulement besoin d’avancer pour ne pas se casser la figure comme la bicyclette du fameux cliché : elle a surtout besoin de ne pas reculer. L’arrivée de ces Tunisiens à Lampedusa, c’est la conséquence directe des « <a title="Une révolte arabe ? Non, Sire, une révolution" href="http://www.libgauche.fr/revolte-revolution-arabe-tunisie/" target="_blank">révolutions arabes</a> », mais c’est aussi, si l’on est d’accord pour prendre un peu de hauteur, l’expression de réalités géopolitiques plus vastes que les égoïsmes et la frilosité « n&#8217;adressent » pas.</p>
<p>La lepéno-mélenchonnisation anti-européenne des esprits est déjà suffisamment avancée pour qu’un président s’étant toujours inscrit dans la continuité du projet d’intégration n&#8217;en fasse pas, par stratégie pré-électorale, une option raisonnable. L’improvisation en politique, c’est déjà agaçant sur ces histoires de primes sur dividendes ou de lecture de lettres de jeunes rebelles aux écoliers ; sur les sujets sérieux, ça devient inacceptable.</p>
<p>*Hugues Serraf est journaliste, chroniqueur sur <a rel="nofollow" href="http://www.atlantico.fr/users/hugues-serraf" target="_blank">Atlantico</a> et <a rel="nofollow" href="http://www.slate.fr/auteur/10289" target="_blank">Slate</a> et compagnon de route du MLG.</p>
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		<title>Energie nucléaire : le débat s’impose, à la lumière de la raison</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/energie-nucleaire-debat/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 20:47:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Les conséquences du séisme et du tsunami japonais sur la centrale nucléaire de Fukushima appellent à un légitime débat sur notre politique énergétique. Celui-ci doit être démocratique, éclairé par la raison et préservé des tentations régressives. C’est un mauvais procès, instruit par un pouvoir d’habitude si prompt à exploiter le moindre fait divers pour imposer]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><strong>Les conséquences du séisme et du tsunami japonais sur la centrale nucléaire de Fukushima appellent à un légitime débat sur notre politique énergétique. Celui-ci doit être démocratique, éclairé par la raison et préservé des tentations régressives.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-665" title="nucléaire" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/nucleaire.jpg" alt="" width="250" height="350" />C’est un mauvais procès, instruit par un pouvoir d’habitude si prompt à exploiter le moindre fait divers pour imposer son agenda liberticide, d’accuser aujourd’hui les écologistes de « récupérer » les évènements japonais pour critiquer les choix nucléaires de nos gouvernants.</p>
<p>En effet, comment ne pas voir dans le drame qui se déroule au Japon une validation des inquiétudes de ceux qui nous ont mis en garde contre les risques du nucléaire depuis des décennies, tandis que politiques et experts à la solde de l’industrie niaient tout danger ?</p>
<p>Il est légitime que ce débat ait lieu, c’est même une exigence démocratique. Un référendum pourrait en être l’occasion, lequel aurait aussi le mérite, quel qu’en soit le résultat, d’inviter nos voisins européens à débattre également de cette question, par nature transfrontalière.</p>
<p>Les libéraux ont beaucoup d’objections à opposer au nucléaire : l’opacité congénitale du secteur, sa nécessaire hypercentralisation, la soumission de chacun aux choix à long terme imposés par l’État, les investissements publics considérables dédiés à la filière, l’estimation hasardeuse des coûts de démantèlement des centrales et de gestion des déchets et, bien sûr, les risques incommensurables induits par cette technologie en cas d&#8217;accident.</p>
<p>La gestion de la catastrophe de Fukushima illustre une fois encore, bien au-delà de nos frontières, le goût du secret attaché au nucléaire. C’est pourquoi le MLG appelle à <a href="http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/agir/petitions.html" target="_blank">signer la pétition initiée par la CRIIRAD</a>, demandant que les mesures mondiales de radioactivité, issues du réseau de laboratoires mis en place par le Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires, aujourd’hui confisquées par les États, soient rendues publiques<em> </em>en temps réel.</p>
<p>Les populations affectées, au-delà des frontières, par les conséquences de choix politiques qu’elles n’ont jamais validés, ont le droit de connaître tous les détails de la menace qui pèse sur elles. Et si ces conséquences s’avéraient dommageables, les victimes devraient aussi pouvoir demander justice et réparations aux responsables de la catastrophe.</p>
<p>Nous savons qu’aucune source d’énergie n’est exempte d’inconvénients à ce jour : les énergies fossiles seront de plus en plus chères à l’avenir, rareté oblige, et comportent des risques qui leur sont propres. Les économies d’énergie sont une nécessité mais ne seront de toute évidence pas suffisantes, sauf à mettre en péril le développement de nos économies et sans doute beaucoup de ce qui fait notre confort et notre qualité de vie.</p>
<p>L’espoir réside dans les énergies renouvelables, qui se développent rapidement, mais dont le coût ne deviendra acceptable que dans quelques décennies. Elles ne manquent pas d’attraits aux yeux des libéraux : le solaire et l’éolien, notamment, qui permettent la production d&#8217;énergie à petite échelle, éventuellement individuelle, mettraient fin à bien des dépendances énergétiques.</p>
<p>Si ces préoccupations nous rapprochent de la plupart de ceux qui se soucient d’écologie et sont attachés à l’idée de développement durable, nous voulons néanmoins mettre en garde contre une certaine vision de l’écologie, réticente à l’idée même de développement, tentée parfois de ranger l’humanité, coupable du progrès technique, au rang de parasite d’une nature idéalisée, qu’il faudrait honorer au prix d’un nouvel interventionnisme radical.</p>
<p>Loin de ces tentations, visant à nous rapprocher d’un « état de nature » dont notre espèce a mis tant de siècles à s’extraire, indifférents aussi aux ambitions industrielles d’une caste qui a jusqu’à présent prohibé toute discussion sérieuse sur la question en France, nous en appelons au débat démocratique, éclairé par la raison et le savoir scientifique, pour faire émerger les solutions qui feront notre avenir énergétique et opérer d’inévitables choix collectifs.</p>
<p>Il nous faudra à la fois gérer le présent, c’est à dire trouver le meilleur compromis à court terme entre nucléaire et fossile, et préparer l’avenir, qui nous semble reposer sur l’usage de nouvelles ressources, renouvelables et bientôt compétitives. Gageons que, cette fois encore, c’est la recherche scientifique et la dynamique des échanges économiques qui apporteront, comme elles l’ont fait depuis des siècles, les solutions qui permettront à l&#8217;humanité d’assurer son développement, en harmonie avec une planète que nous voulons tous préserver.</p>
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		<title>Revenu citoyen : Villepin pour une allocation (presque) universelle</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/revenu-citoyen-villepin-allocation-universelle/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 18:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[En proposant d’instaurer en France un « revenu citoyen » inspiré par le concept d’allocation universelle, Dominique de Villepin permet à cette belle idée, trop longtemps confinée à quelques cercles initiés, d’émerger dans le débat public. Le MLG s’en félicite et appelle toute la gauche à se pencher enfin sur la question pour en faire]]></description>
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		</div>
<p><strong>En proposant d’instaurer en France un « revenu citoyen » inspiré par le concept d’allocation universelle, Dominique de Villepin permet à cette belle idée, trop longtemps confinée à quelques cercles initiés, d’émerger dans le débat public. Le MLG s’en félicite et appelle toute la gauche à se pencher enfin sur la question pour en faire un thème majeur de la campagne présidentielle.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-648" title="850 euros" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/2011/03/revenu-citoyen-villepin-allocation-universelle/euros.jpg" alt="" width="250" height="350" /><span style="color: #000000;">Dominique de Villepin</span> a proposé cette semaine, dans une <a rel="nofollow" href="http://www.liberation.fr/politiques/01012322806-pour-la-dignite-je-propose-la-creation-d-un-revenu-citoyen" target="_blank">tribune</a> parue dans <em>Libération</em>, la création en France d’un « <em>revenu garanti à tous, de l’ordre de 850 euros, autant dire le strict nécessaire […], un socle pour construire une vie digne et libre</em> ». Ce chiffre correspond au seuil de pauvreté dans notre pays, sous lequel survivent quelque 7 millions de personnes.</p>
<p>Financé pour l’essentiel par le redéploiement des aides sociales existantes et les économies induites sur les frais administratifs, ce revenu serait dégressif jusqu’au niveau du revenu médian, autour de 1500 euros. Sans contrepartie formelle, il « <em>créerait l’engagement moral de poursuivre une activité : travail, formation, bénévolat associatif, engagement politique ou syndical, création artistique.</em> »</p>
<p>Le MLG, qui a mis dès sa création l’allocation universelle au cœur de son projet, se réjouit de cette prise de position, aussi inattendue que radicale, de la part d’un ancien Premier ministre qui n’avait pas vraiment brillé jusqu’à présent par ses propositions sociales et économiques.</p>
<p>En dénouant le lien ancestral qui identifie <em>revenu</em> et <em>travail</em>, en constatant que « <em>pendant des siècles l’humanité n’a eu d’autre but que d’assurer sa survie</em> », que « <em>la révolution industrielle, en deux siècles, a changé la donne</em> », qu’il est désormais « <em>nécessaire de donner au citoyen la liberté de se consacrer aux choses de la cité, comme les citoyens athéniens hier</em> », en reconnaissant ainsi l’utilité intrinsèque de toute activité humaine, rémunérée ou pas, Villepin marque une profonde rupture avec l’idéologie du travail érigé en valeur <em>en soi</em>, si chère à sa famille politique, de tous temps &#8211; y compris lorsqu’il dirigeait le gouvernement – et jusqu’à l’actuel Président et son dérisoire « <em>travailler plus pour gagner plus</em> ».</p>
<p>Mais si nous reconnaissons dans les arguments énoncés une réelle proximité avec notre vision de l’allocation universelle, il nous faut pourtant marquer des réserves quant aux modalités qui nous sont ici proposées. En particulier, la brutale dégressivité qui s’appliquerait à cette prestation, selon les chiffres avancés, limiterait considérablement l’incitation à compléter ses revenus par une activité rémunérée, au risque de créer une nouvelle trappe à inactivité &#8211; et une incitation au travail non déclaré &#8211; comme c’est le cas actuellement pour le chômage et le RSA.</p>
<p>C’est pourquoi nous préférons à celle de Dominique de Villepin <a href="http://www.libgauche.fr/allocation-universelle-voie-liberale-communisme-jacques-marseille/" target="_blank">la proposition de l&#8217;économiste Jacques Marseille</a>, défendant le principe d’une allocation <em>inconditionnelle </em>et <em>cumulable</em>, qui éviterait le piège des effets de seuil et rendrait profitable toute activité rémunérée complémentaire. Sa gestion administrative en serait aussi drastiquement simplifiée.</p>
<p>Par ailleurs, de nombreuses précisions restent à apporter sur le dispositif proposé : ce revenu sera-t-il individualisé, garantissant l’indépendance des choix de vie de chacun ? Sa mise en œuvre sera-t-elle l’occasion d’une refonte complète de notre système de prestations sociales, incluant les allocations chômage et retraite, les aides au logement, ou encore les nombreuses aides à l’embauche ?</p>
<p>Certes imparfaite, la proposition de l’ancien Premier ministre de <span style="color: #000000;">Jacques Chirac</span> a au moins le mérite de faire apparaître dans l&#8217;espace médiatique une idée pleine d’intelligence, de bon sens et de promesses qui, bien qu’étudiée et validée depuis des décennies par de nombreux économistes à travers le monde, de <span style="color: #000000;">Milton Friedman</span> à <span style="color: #000000;">Philippe Van Parijs</span>, reste à ce jour largement méconnue des Français et absente des débats politiques.</p>
<p>La gauche, aujourd’hui silencieuse sur ces propositions, doit s’emparer du sujet. L’allocation universelle peut constituer le socle d’un nouveau projet pour le pays, associant liberté, progrès social et dynamisme économique. Mais il faudrait pour cela d’abord sortir des tergiversations sans fin sur l’âge légal de la retraite, le temps de travail hebdomadaire ou le niveau du SMIC. L’émergence de l’allocation universelle dans le débat donne un sérieux coup de vieux à ces disputes stériles.</p>
<p><strong>Le Mouvement des Libéraux de Gauche organisera prochainement un colloque consacré à l’allocation universelle, qui sera l’occasion de discuter des multiples approches de cette idée aussi révolutionnaire que pragmatique et de la possibilité de la concrétiser en France. Dominique de Villepin sera naturellement le bienvenu s’il souhaite y apporter sa contribution.</strong></p>
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		<item>
		<title>Une révolte arabe ? Non, Sire, une révolution</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/revolte-revolution-arabe-tunisie/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 Jan 2011 18:29:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[La révolte de la jeunesse tunisienne, venue à bout de son satrape, a inauguré un processus révolutionnaire qui ébranlera, nous l’espérons ardemment, l’ordre liberticide établi depuis des décennies dans toute la région, avec la complicité des pays occidentaux, soucieux de préserver, au prix du déshonneur, une illusoire stabilité dans cette partie du monde. Les peuples]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><strong>La révolte de la jeunesse tunisienne, venue à bout de son satrape, a inauguré un processus révolutionnaire qui ébranlera, nous l’espérons ardemment, l’ordre liberticide établi depuis des décennies dans toute la région, avec la complicité des pays occidentaux, soucieux de préserver, au prix du déshonneur, une illusoire stabilité dans cette partie du monde.</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="La population arabe est la plus jeune de la planète" src="../wp-medias/2011/01/revolte-revolution-arabe-tunisie/tunisie2.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong></p>
<p>Les peuples du « monde arabe », n’en déplaise aux tenants du relativisme culturel et politique, aspirent comme tous les peuples du monde à la liberté, à la sureté que seul un état de droit peut garantir, au libre choix de leurs représentants, à une économie sans prédation ni corruption qui permette à sa jeunesse de se construire un avenir.</p>
<p>En feignant de l’oublier, arguant un jour que « <em>le premier des droits est celui de manger </em>», saluant un autre d’inexistants « <em>progrès en matière de libertés </em>», soutenant jusqu’à la dernière heure un régime policier qui n’hésitait plus à tirer sur le peuple, la France a une fois de plus fait mentir ceux qui voient encore en elle la patrie des droits de l’Homme et l’amie des libertés. A Tunis, c’est une faute qui ne sera pas facilement pardonnée.</p>
<p>Pourtant, la révolte tunisienne n’aurait du étonner personne, tant elle fermente depuis longtemps et est révélatrice d’une situation à la fois catastrophique et scandaleuse dans l’ensemble de cette région, que l’Europe et la France ont choisi longtemps d’ignorer.</p>
<p>Des régimes autoritaires sourds aux besoins des populations, une démographie explosive, une jeunesse désœuvrée et souvent peu instruite, des femmes aliénées et assignées à la sphère familiale, un environnement fragile marqué par la désertification et une urbanisation sauvage, une économie anémiée dont les rares fruits sont confisqués par quelques uns, une éducation rétive à l’esprit critique, une religion du fatalisme, enfin, qui peine à s’adapter à la modernité : tels sont les ingrédients de l’explosion inéluctable que désignaient, il y a dix ans déjà, une série de rapports accablants, écrits par des intellectuels arabes pour le PNUD, l’agence des Nations-Unies pour le développement.</p>
<p>Depuis, la situation a empiré. Moins industrialisé aujourd’hui que dans les années 70, le monde arabe, pourtant naturellement riche, est maintenu par ses dirigeants dans le sous-développement. Et les rares emplois créés par ces économies somnolentes ne sont pas en mesure de répondre à une pression démographique exceptionnelle : 60% des habitants de la région ont moins de 25 ans, en faisant la zone la plus jeune de la planète avec un âge moyen de 22 ans contre 28 ans pour la moyenne mondiale.</p>
<p>Cette jeunesse, qui dispose d’un vaste espace, d’une culture ancienne, d’une langue commune, vit malgré ces atouts dans un état de pauvreté et de précarité généralisées. Régentée par des régimes anachroniques, abandonnée au chômage, privée de libertés politiques et économiques, elle n’a d’autres perspectives que la soumission, la frustration ou l’exil, de plus en plus aléatoire à l’heure où les frontières de l’Europe tendent à se fermer.</p>
<p>Nous qui regardons, sur la rive Nord de la <em>mare nostrum</em>, ce désastre qui va accoucher, nous l’espérons, d’un monde meilleur, devons mesurer l’importance de ce moment.</p>
<p>La jeunesse arabe n’a pas dit son dernier mot. Vivant désormais majoritairement dans les villes, elle s’y affranchit des tutelles traditionnelles, élargit ses horizons à travers Internet et les télévisions satellitaires, qui abolissent des frontières jusque là si étanches et mettent à mal le contrôle de l’information par les gouvernements.</p>
<p>Partout, ils ont vu les Iraniens défier les mollahs dans les rues de Téhéran, assisté en direct à la chute du tyran de Carthage, et maintenant à l‘insurrection qui secoue le pouvoir égyptien. Depuis des années, ils s’abreuvent des films et séries issus du monde libre. Et si la planète est désormais pour eux aussi un village, leur frustration n’en est que plus grande, et leur soif de changement irréductible.</p>
<p>Mais s&#8217;ils sont lassés des vieillards cupides et pathétiques qui leur tiennent lieu de gouvernants depuis qu’ils sont nés, ils ne semblent pas pour autant séduits par les discours islamistes, pas plus que par les chimères marxistes. De Tunis à Sanaa, ils n’ont qu’un seul mot d’ordre : Liberté.</p>
<p>Les changements ne vont pas s’arrêter aux frontières de la Tunisie. Du Maroc au Yémen, tout un monde va basculer demain. La France et l’Europe ne pourront pas faire beaucoup plus que d’observer et espérer que ces bouleversements prennent une orientation positive et démocratique.</p>
<p>Espérons qu’à l’avenir, plutôt que le savoir-faire de nos services de sécurité, nous offrirons à la jeunesse arabe des bourses d’études, des investissements pour favoriser les emplois, une coopération institutionnelle et des échanges commerciaux.</p>
<p>Le rêve d’une Méditerranée qui ne serait  plus un fossé entre deux rives, mais un lien entre celles-ci, exige pour se réaliser un esprit nouveau au Nord comme au Sud. Un esprit qui chante la recherche du bonheur, de la liberté et de la démocratie. Nous attendons avec impatience que celle-ci devienne clairvoyante au Nord et triomphante au Sud.</p>
<p><strong>Le comité parisien du MLG organise le mercredi 9 février une rencontre-débat autour du thème « Tunisie, une révolution libérale ? », en compagnie de deux opposants tunisiens réfugiés en France. Rendez-vous à partir de 19h à l&#8217;Autre Café, 62 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11 (M° Parmentier).<br />
</strong></p>
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		<title>Au rez-de-chaussée, dans mon HLM&#8230;</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/hlm-logement-social/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 16:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu’une étude rapporte que près de 10% des logements HLM sont occupés par des familles parmi les plus aisées, le MLG appelle à sortir de la logique du logement étatique de masse, un système nécessairement injuste et incapable d’enrayer la hausse des prix immobiliers, pour laisser enfin sa chance à un marché libre du]]></description>
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<p><strong>Alors qu’une étude rapporte que près de 10% des logements  HLM sont occupés par des familles parmi les plus aisées, le MLG appelle à  sortir de la logique du logement étatique de masse, un système  nécessairement injuste et incapable d’enrayer la hausse des prix  immobiliers, pour laisser enfin sa chance à un marché libre du logement.</strong></p>
<p><strong><img class="alignleft" title="Qu'est-ce qu'il est blème, mon HLM..." src="../wp-medias/2010/12/hlm.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong>Une  étude récente de l&#8217;Observatoire de la Pauvreté et de l&#8217;Exclusion  Sociale montre que 378.000 logements du parc social sont occupés par des  ménages parmi les 20% les plus aisés, dont 50.000 familles disposant de  plus de 11.200 euros par mois. Par ailleurs, quelque 800.000 logements  sociaux seraient actuellement sous-occupés.</p>
<p>Pendant ce temps 1,2 millions de familles éligibles au logement  social (65% de la population peut y prétendre) sont sur des listes  d&#8217;attentes depuis parfois plusieurs années.</p>
<p>Des chiffres bruts qui cachent une réalité plus amère encore pour les  familles pauvres : ces locataires fortunés sont bien entendu rarement  contraints d&#8217;habiter les cités à problèmes mais se retrouvent presque  toujours dans les opérations « intégrées » à des quartiers de bon  standing, au nom de la mixité sociale. Les cités pourries, c&#8217;est pour  les immigrés et les pauvres. La « mixité », pour ceux qui sont dans les  petits papiers des potentats locaux.</p>
<p>Mais quand bien même l&#8217;attribution des logements sociaux serait  parfaitement honnête, ce qui est un doux rêve, le problème ne serait pas  pour autant réglé. En effet, lorsque le prix d&#8217;un bien subventionné,  quasi-équivalent à un bien privé de même nature, lui est inférieur de  moitié, voire plus, la loi de l&#8217;offre et de la demande condamne le bien  subventionné à se trouver en pénurie, ce qui oblige les offreurs à gérer  des files d&#8217;attentes.</p>
<p>Et au jeu du plus habile pour faire progresser son dossier au sommet  de la pile, ce seront toujours les plus éduqués ou les plus impliqués dans  la vie politique et associative locale qui sauront obtenir les  meilleures places, comme nous le rappellent des révélations régulières  sur les occupants les plus célèbres de ces logements.</p>
<p>On ne s&#8217;étonnera guère, dans ces conditions, que le taux de rotation  dans le parc HLM de la ville de Paris soit inférieur à 4% (un ménage  entrant reste 25 ans dans les lieux en moyenne) alors qu&#8217;il est de 20% (soit une rotation de  5 ans) dans le secteur privé.</p>
<p>Face à cette situation, les organismes sociaux réclament &#8211; ô surprise  &#8211; plus de moyens et condamnent le « désengagement de l&#8217;Etat » pour  construire plus de logements sociaux. Le même refrain nous est servi  depuis les années 90, et plus personne ne peut y croire. La mécanique du  logement social est viciée à la base : du fait de sa nature  subventionnée, toute offre nouvelle souffrira des mêmes maux que  l&#8217;actuelle si le système n&#8217;est pas changé.</p>
<p><strong>Pour lutter contre le manque de logements et la hausse continue des loyers, des solutions existent pourtant.</strong></p>
<p>D’abord, une grande loi de libération foncière, rendant tout terrain  en zone périurbaine constructible par défaut, à l’exception des zones  dangereuses, de l&#8217;espace protégé du littoral, des parcs naturels et des  zones classées, ferait retrouver durablement aux prix du foncier un  niveau raisonnable. Cela permettrait de construire assez rapidement des  nouveaux logements en nombre suffisant pour faire baisser les prix dans  des proportions importantes, réduisant considérablement les besoins de «  traitement social » du logement.</p>
<p>Ensuite, la privatisation de l’essentiel du parc HLM, sous réserve  qu&#8217;elle bénéficie d&#8217;abord aux ménages occupants lorsqu&#8217;ils en respectent  encore les critères d&#8217;attribution, permettrait de fluidifier  considérablement le marché locatif. Le reliquat du parc social devrait  alors être réservé au logement d’urgence à court et moyen terme, pour  ceux qui en ont le plus besoin.</p>
<p>Enfin, l’allègement des dispositifs imposés par la loi dans les baux  de location, qui ont pour effet de surprotéger les locataires en  limitant à l’extrême les possibilités d’action contre les mauvais  payeurs, faciliterait certainement, en soulageant la méfiance des  propriétaires, l’accession à la location privée à bien des demandeurs  qui ne peuvent se loger aujourd’hui faute d’un « dossier » en béton ou  de garants fortunés.</p>
<p>Diminuer le poids de l&#8217;Etat dans le domaine du logement, en ces temps  de fortes tensions budgétaires, serait une solution inédite, après des  décennies de « crise » perpétuelle subie par les familles modestes de  France. Elle donnerait enfin sa chance à un marché libre du logement,  susceptible de satisfaire la demande et de limiter la spéculation, et  permettait de concentrer l’effort de solidarité publique sur les cas de  réelle précarité.</p>
<p>&#8212;</p>
<p>Pour approfondir ces questions, nous vous recommandons de consulter l&#8217;excellent site de Vincent Bénard :  <a href="http://crisepublique.fr/">http://crisepublique.fr</a>.</p>
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		<title>Ouverture : les aventuriers de la gauche perdue</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2010 17:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Le récent remaniement ministériel, s’il tient surtout du non-évènement, nous aura tout de même offert une satisfaction, la disparition du sinistre Ministère de l’Identité Nationale, et une saine clarification, la fin de « l&#8217;ouverture à gauche » qui s’est avérée une impasse. C&#8217;est qu&#8217;ils avaient fière allure, ces pionniers de la gauche moderne et réaliste,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><strong>Le récent remaniement ministériel, s’il tient surtout du  non-évènement, nous aura tout de même offert une satisfaction, la  disparition du sinistre Ministère de l’Identité Nationale, et une saine  clarification, la fin de </strong>«<strong> l&#8217;ouverture à gauche</strong> »<strong> qui s’est avérée une  impasse.</strong></p>
<p><img class="alignleft" title="Bernard Kouchner en Afghanistan, 1984 (par José Nicolas)" src="../wp-medias/2010/11/ouverture-les-aventuriers-de-la-gauche-perdue/bernard-kouchner.jpg" alt="" width="250" height="350" />C&#8217;est  qu&#8217;ils avaient fière allure, ces pionniers de la gauche moderne et  réaliste, qui lassés de n’être pas entendus dans leur camp, et au risque  d’apparaître comme des renégats, décidaient en 2007 de rejoindre le  gouvernement du président <span style="color: #000000;">Sarkozy</span>, fraîchement élu.</p>
<p>Celui-ci n’avait-il pas annoncé la fin de la Françafrique, une  diplomatie des Droits de l’Homme ou un ambitieux plan Marshall  pour les banlieues ? Et cette main tendue à des personnalités de gauche  ne démontrait-elle pas un engagement à gouverner autrement ?</p>
<p>Que reste-t-il trois ans plus tard de cette aventure ? Malgré <span style="color: #000000;">Jean-Marie Bockel</span>, la Françafrique se porte toujours bien, malgré <span style="color: #000000;">Fadela Amara</span>, les banlieues se portent toujours mal, malgré <span style="color: #000000;">Bernard Kouchner</span>, la France a reçu avec tous les honneurs les dirigeants chinois ou libyens.</p>
<p>Il ne pouvait en être autrement, cette prétendue ouverture n’étant  qu’une ruse et ces prises de guerre autant de trophées politiques,  supposés témoigner de la déliquescence de l’opposition et rendre un peu  plus difficile encore sa nécessaire recomposition.</p>
<p>Sous tutelle des conseillers de l’Elysée et de Matignon, aucun de ces  ministres n’eut jamais les moyens de mettre en œuvre les projets qu’il  portait, une expérience qui fut certainement très frustrante, et parfois  même humiliante pour les intéressés. Ils avaient fui une mission  incertaine, la difficile réforme de la gauche, pour s’embourber dans une  mission impossible : moderniser la France avec un gouvernement de  droite.</p>
<p>Le naufrage de cette expérience, dont les cobayes ont été des  personnalités de gauche parmi les plus proches des idées libérales, aura  eu au moins le mérite de clarifier une chose : la droite française est  plus que jamais antilibérale. Et l’éviction simultanée d’<span style="color: #000000;">Hervé Novelli</span>,  seul membre du gouvernement à assumer l’épithète maudit, qui n’a  pourtant pas démérité en créant le statut d’auto-entrepreneur, finit  d’en apporter la démonstration.</p>
<p>Mais pendant ce temps la rénovation de la gauche n’a pas pour autant  progressé et les vieilles recettes étatistes ont encore la cote. Les  éléphants et les jeunes lions, toujours prompts à excommunier les  camarades divergents, le furent hélas moins à dépasser leurs archaïsmes  pour imaginer un programme crédible de gouvernement.</p>
<p>Pourtant, seule une gauche pleinement réconciliée avec les idées  libérales sera  capable de proposer aux Français un projet de  gouvernement à la fois  cohérent, progressiste et crédible en 2012.</p>
<p>C’est à un tel projet que le MLG souhaite s’associer et apporter sa contribution.</p>
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		<title>Avec le Groupe Spinelli pour les Etats-Unis d’Europe</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/groupe-spinelli-etats-unis-europe/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 16:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Mouvement des Libéraux de Gauche salue la création du Groupe Spinelli, officiellement lancé cette semaine au Parlement Européen, et appelle à soutenir cette initiative en signant son Manifeste pour une Europe fédérale et post-nationale. Fondé à l’initiative d’eurodéputés issus de diverses formations politiques, et soutenu par d’éminentes personnalités, ce groupe, qui tire son nom]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p><strong>Le Mouvement des Libéraux de Gauche salue la création du Groupe Spinelli, officiellement lancé cette semaine au Parlement Européen, et appelle à soutenir cette initiative en signant son Manifeste pour une Europe fédérale et post-nationale.<br />
</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-541" title="Pour une Europe démocratique, fédérale et post-nationale" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/2010/11/groupe-spinelli-etats-unis-europe/maquillage-europe.jpg" alt="" width="250" height="350" />Fondé à l’initiative d’eurodéputés issus de diverses formations politiques, et soutenu par d’éminentes personnalités, ce groupe, qui tire son nom d’<span style="color: #000000;">Altiero Spinelli</span>, l’un des pères fondateurs du fédéralisme européen, appelle les dirigeants de l’Union à résister à la tentation du repli nationaliste pour répondre aux défis d’un monde désormais globalisé.</p>
<p>« <em>S’accrocher aux souverainetés nationales et aux méthodes intergouvernementales ne signifie pas seulement entrer en conflit avec l’esprit européen, c’est opter aussi pour l’impuissance politique</em> », écrivent les auteurs du Manifeste qu’on peut lire, en anglais pour le moment, sur le site <a title="Manifeste du Groupe Spinelli" href="http://spinelligroup.eu" target="_blank">http://spinelligroup.eu</a>.</p>
<p>Les libéraux de gauche sont naturellement attachés au projet d’une Europe démocratique et libérale dont tous les citoyens, libres et égaux en droit, seraient pleinement chez eux sur l’ensemble du territoire de l’Union.</p>
<p>Des institutions fédérales, représentatives de ces citoyens et mandatées par eux, donneraient enfin à l’Europe la légitimité démocratique, la cohérence politique et la capacité de peser dans les grands débats planétaires qui lui font si cruellement défaut à ce jour.</p>
<p>L’histoire nous a démontré que l’Europe recule quand elle ne se consolide pas et c’est avec tristesse que nous voyons peu à peu la désunion gagner du terrain, sous les coups de boutoir des supposés intérêts nationaux et des calculs électoraux locaux des uns et des autres.</p>
<p>Seule une initiative transnationale peut permettre de relancer la construction européenne, pour en finir avec la tentation du repli et les nationalismes qui ont toujours fait le malheur du continent. Et ce n’est qu’au sein du Parlement Européen, seule institution élue par les citoyens de l’Union que cette initiative peut naître.</p>
<p>C’est pourquoi nous nous réjouissons de la création du Groupe Spinelli et formons avec ses initiateurs le vœu que nous saurons sortir de la crise européenne par le haut, pour bâtir enfin l’Europe des citoyens &#8211; démocratique, fédérale et post-nationale &#8211; qu’avaient rêvée les pères fondateurs.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vargas Llosa, Liu Xiaobo : deux Nobels pour la Liberté</title>
		<link>http://www.libgauche.fr/mario-vargas-llosa-liu-xiaobo-deux-nobels-pour-la-liberte/</link>
		<comments>http://www.libgauche.fr/mario-vargas-llosa-liu-xiaobo-deux-nobels-pour-la-liberte/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 02:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[En décernant le Prix Nobel de Littérature à l’écrivain Mario Vargas Llosa et celui de la Paix au dissident chinois Liu Xiaobo, l’Académie a honoré deux combattants de la Liberté qui, chacun à sa façon, nous rappellent que la conversion d’une dictature à l’économie de marché ne suffit pas à en faire une démocratie libérale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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			</a>
		</div>
<p><strong>En décernant le Prix Nobel de Littérature à l’écrivain Mario Vargas  Llosa et celui de la Paix au dissident chinois Liu Xiaobo, l’Académie a  honoré deux combattants de la Liberté qui, chacun à sa façon, nous  rappellent que la conversion d’une dictature à l’économie de marché ne  suffit pas à en faire une démocratie libérale.</strong></p>
<p><strong></strong><strong><img class="alignleft size-full wp-image-508" title="Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de Littérature 2010" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/2010/10/mario-vargas-llosa-liu-xiaobo-deux-nobels-pour-la-liberte/mario-vargas-llosa.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Mario Vargas Llosa </span>méritait depuis longtemps le Prix Nobel de Littérature pour avoir su, par la fiction, décrire le monde bouillonnant de l’Amérique latine, son Pérou natal, la sanglante et sordide dictature de <span style="color: #000000;">Trujillo</span> en République dominicaine, les tribulations des habitants du Nordeste brésilien au 19ème siècle ou encore le bonheur de <span style="color: #000000;">Gauguin </span>au Pacifique.</p>
<p>Son œuvre, cependant, va au delà de la littérature. Comme <span style="color: #000000;">Raymond Aron</span>, <span style="color: #000000;">Jean-François Revel</span> ou avant eux <span style="color: #000000;">Albert Camus</span>, Mario Vargas Llosa, séduit dans sa jeunesse par le marxisme avant de rencontrer la pensée libérale, a trouvé dans le journalisme militant, au service des libertés, la prolongation naturelle de sa pratique littéraire.</p>
<p>Ainsi, il tient depuis de longues années une chronique bimensuelle dans le quotidien espagnol El Pais, <em>Piedra de Toque</em>, reprise par de nombreux journaux sud-américains, dans laquelle il s’engage inlassablement et avec un sens aigu de la pédagogie pour défendre les idées libérales. Autant de leçons de courage intellectuel dont on peut retrouver une sélection dans deux ouvrages publiés en France : <em>Les enjeux de la Liberté</em> et <em>Le langage de la passion.</em></p>
<p>Mario Vargas Llosa y dénonce avec constance les pulsions liberticides et autoritaristes à travers le monde, mais il a aussi pourfendu sans relâche les dérives du pseudo-libéralisme mafieux qui sévissait notamment en Amérique latine dans les années 90 durant lesquelles, pour reprendre son expression, « <em>la corruption se cachait derrière le rideau de fumée des réformes</em> ».</p>
<p>C’était l’époque où des chefs d’État désolants – <span style="color: #000000;">Carlos Menem</span> en Argentine, <span style="color: #000000;">Fernando Collor</span> au Brésil, <span style="color: #000000;">Alberto Fujimori </span>au Pérou, entre autres –, transformaient des monopoles publics en autant de  monopoles privés, assurant ainsi la prospérité de leur clan et prenant leur dîme au passage. La belle idée du libéralisme fut longtemps ternie par cette caricature et Mario Vargas Llosa fut alors souvent bien seul à s’en offusquer.</p>
<p>Mais si les populations de ces jeunes démocraties ont pu se débarrasser <em>in fine </em>de leurs dirigeants corrompus par la voie des élections, c’est un rêve qui reste inaccessible pour les peuples chinois, soumis aux diktats du parti unique, désormais converti aux vertus du capitalisme productiviste mais toujours pas à celles du libéralisme politique.</p>
<p><span style="color: #000000;">Liu Xiaobo</span>, militant pour la démocratie et la liberté d’expression, en sait quelque chose, qui a écopé de onze ans de prison pour avoir participé à la rédaction de la <a href="http://www.rue89.com/chinatown/2008/12/14/le-texte-integral-du-manifeste-des-dissidents-chinois-la-charte-08" target="_blank"><em>Charte 08</em></a>, un texte inspiré de la <em>Charte 77 </em>de <span style="color: #000000;">Vaclav Havel</span>, présentant des propositions pour une démocratisation de son pays, et qui devra certainement patienter longtemps avant de recevoir son prix à Oslo.</p>
<p>Comme lui, ils sont des milliers en Chine, intellectuels dissidents, syndicalistes, militants des Droits de l’Homme ou bloggeurs imprudents, condamnés à de lourdes peines de prisons ou internés dans les hôpitaux psychiatriques, pour avoir eu l’impudence de parler de liberté ou de démocratie dans ce qui reste la plus grande dictature du monde.</p>
<p>A Mario Vargas Llosa, pour une vie consacrée à la Liberté, pour ses écrits extraordinaires, pour son humour et sa rigueur, nous adressons toutes nos félicitations et espérons que son œuvre, grâce à ce prix, trouvera de nouveaux lecteurs et ses idées un nouvel auditoire.</p>
<p>A Liu Xiaobo, qui paye chaque jour au fond de sa cellule le prix de son courage et de cette part de liberté qu’aucune administration ne pourra jamais lui enlever, nous adressons notre soutien et faisons le vœu qu’il puisse un jour prochain se promener dans les rues d’une Chine libre où l’on trouverait dans les librairies des livres de Mario Vargas Llosa.</p>
<p>| A lire également : <a href="http://www.politiqueinternationale.com/revue/read2.php?id_revue=16&amp;id=162&amp;content=texte" target="_blank">Liberté, j&#8217;écris ton nom, entretien avec Mario Vargas Llosa par Michel Faure</a></p>
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		<title>Pourquoi Fidel Castro n&#8217;a plus rien à nous dire</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 05:36:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Pourquoi nous bassine-t-on encore avec Castro ? Celui qui reconnut il y a peu, dans un éclair de lucidité, la faillite du système cubain a-t-il encore quelque chose à nous dire ? Tribune libre par Michel Faure*. Depuis qu&#8217;il a ressurgi sur la scène cubaine comme un diable de sa boîte, la presse mondiale nous]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="tweetmeme_button" style="float: right; margin-left: 10px;">
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<p><strong>Pourquoi nous bassine-t-on encore avec </strong><strong>Castro ? Celui qui  reconnut il y a peu, dans un éclair de lucidité, la faillite du système  cubain a-t-il encore quelque chose à nous dire ? Tribune libre par  Michel Faure*.</strong></p>
<p><strong></strong><strong><img class="alignleft size-full wp-image-478" title="Cuba si Castro no - affiche Reporters Sans Frontières" src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/2010/10/475/cuba-si-castro-no.jpg" alt="" width="250" height="350" /></strong><strong></strong></p>
<p>Depuis  qu&#8217;il a ressurgi sur la scène cubaine comme un diable de sa boîte, la presse mondiale nous a régalés des vaticinations de  l&#8217;ex-président cubain sur de nombreux sujets : l&#8217;avenir de la troisième guerre mondiale, l&#8217;expression de ses regrets d&#8217;avoir <a href="http://veilleur.blog.lemonde.fr/2010/09/01/fidel-castro-regrette-la-persecution-des-homosexuels-a-cuba/" target="_blank">persécuté les homosexuels</a>, le rappel à <span style="color: #000000;">Ahmadinejad </span>que <a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/08/fidel-castro-defend-les-juifs-face-a-ahmadinejad_1408602_3222.html" target="_blank">les juifs ont été maltraités dans l&#8217;histoire</a> &#8211; suivi d&#8217;un correctif précisant que les musulmans l&#8217;ont été également &#8211; et enfin l&#8217;accusation portée il y a peu contre la France, coupable d&#8217;un « <a href="http://www.leparisien.fr/politique/roms-castro-accuse-la-france-d-holocauste-racial-10-09-2010-1062842.php" target="_blank"> <em>holocauste racial</em></a> » envers les Roms.</p>
<p>Il y a surtout eu ce qui est apparu comme la confession d&#8217;un regret, voire l&#8217;expression d&#8217;une sagesse tardive, avec la <a href="http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/11/modele-cubain-le-journaliste-americain-maintient-les-propos-de-castro_3236_58_43365675.html" target="_blank">déclaration de Fidel</a> lors d&#8217;une récente interview au magazine américain <em>The Atlantic</em> affirmant : « <em>Le modèle cubain ne marche même plus pour nous. </em>»</p>
<p>Ce propos, dit maintenant <span style="color: #000000;">Castro</span>, aurait été mal compris. Il voulait  dire que le capitalisme, et non le socialisme, ne fonctionne nulle part,  mais ajoute-t-il, il ne s&#8217;offusque pas de ce quiproquo, il trouve même  cela assez amusant.</p>
<p>Face à cette logorrhée soudaine, deux questions se posent :</p>
<p>- La première : que cherche Fidel Castro ? Revenir au centre de toutes  les attentions ? Savonner la planche de son frère <span style="color: #000000;">Raul</span>, ou au contraire l&#8217;aider à  faire passer quelques timides réformes auprès des plus orthodoxes ?</p>
<p>- La deuxième : est-ce qu&#8217;on s&#8217;en fout ?</p>
<p>Et à cette dernière, je réponds oui. Au fond, qu&#8217;avons-nous à faire  des propos d&#8217;un vieux dictateur octogénaire qui semble sorti tout droit  d&#8217;un roman de <span style="color: #000000;">Garcia Marquez </span>et qui n&#8217;a plus de levier sur le monde,  même s&#8217;il garde sans doute encore quelque capacité de nuisance dans son  propre pays ?</p>
<p>Que nous importent ses considérations sur les mérites comparés du  socialisme et du capitalisme ? Du capitalisme, il ne sait rien, et du  socialisme, il a démontré qu&#8217;il n&#8217;avait pas rendu l&#8217;île prospère.</p>
<p>Cuba, sous Fidel, a vécu sous perfusion soviétique jusqu&#8217;en 1989.  Quand l&#8217;URSS s&#8217;effondre, l&#8217;économie cubaine connaît une chute  spectaculaire et n&#8217;a toujours pas retrouvé, 21 ans plus tard, son niveau  d&#8217;alors.</p>
<p>La désorganisation a été si profonde que la production de sucre,  alors premier produit d&#8217;exportation de l&#8217;île, qui était de 8 millions de  tonnes en 1989, est tombée à 2 millions en 2009, et pour la première  fois dans l&#8217;histoire de Cuba sous la révolution castriste, 100 000  travailleurs furent mis à pied.</p>
<p>Cuba n&#8217;exporte pratiquement aucun produit fini et ne vend donc à  l&#8217;extérieur, à l&#8217;exception de produits pharmaceutiques et biomédicaux,  que des matières premières –nickel, cobalt, pétrole, sucre et tabac.  Grâce à des crédits à court terme, notamment vénézuéliens, Cuba importe  du pétrole, des produits chimiques, des produits alimentaires et des  machines.</p>
<p><span id="more-475"></span>En 2008, selon les statistiques officielles cubaines, l&#8217;île exportait  pour 3,6 milliards de dollars et importait la valeur pour 14,2  milliards, soit un déficit commercial de plus de 10 milliards sur  l&#8217;année. L&#8217;une des monnaies d&#8217;échanges de Cuba sont ses médecins,  exportés comme des marchandises et placés à l&#8217;étranger sous haute  surveillance.</p>
<p>Cette étrange délocalisation du travail est organisée par l&#8217;Etat  lui-même, et à son profit, quand il troque avec le Venezuela une dizaine  de milliers d&#8217;infirmiers et de médecins cubains contre du pétrole à  prix subventionné.</p>
<p>Le pays, sans réserves, n&#8217;a plus remboursé l&#8217;essentiel de sa dette à  partir de 1983 (19 milliards de dollars en 2009 selon le <em>World Factbook </em>de la CIA), ce qui a restreint son accès au crédit international.</p>
<p>Des investisseurs étrangers ont cependant accepté de prendre des  positions minoritaires dans certains secteurs cubains, notamment le  tourisme et l&#8217;agriculture, mais leur nombre s&#8217;est réduit face aux  complications bureaucratiques et même, en 2008, au gel de leurs avoirs  déposés dans des banques cubaines.</p>
<p>Pour ramasser quelques sous, Cuba a enfin inventé une double devise,  le <em>peso local </em>et le <em>peso convertible</em>, dont les valeurs, bien entendu, ne  sont pas fixées sur un marché des changes mais par les autorités,  lesquelles prennent au passage une commission de 10% sur toutes les  conversions en dollars.</p>
<p>Elles s&#8217;octroient ainsi une dîme sur les envois d&#8217;argent des Cubains  de l&#8217;étranger à leurs familles dans l&#8217;île, évalués chaque année entre  600 millions et un milliard de dollars, l&#8217;essentiel venant des  Etats-Unis. Ces dollars venus du Nord, dans un pays où le salaire moyen  est l&#8217;équivalent de 18 dollars par mois, nourrissent un marché noir  assez florissant et creusent de sévères inégalités entre ceux qui y ont  accès et les autres.</p>
<p>Le gouvernement cubain a trouvé un bon moyen de récupérer encore une  partie de ces dollars en autorisant leur conversion en pesos  convertibles, lesquels permettent d&#8217;acheter dans des magasins d&#8217;Etat  spéciaux des produits d&#8217;importation dont les prix d&#8217;origine ont été  parfois augmentés de plus de 200%.</p>
<p>Voilà l&#8217;insondable et injuste désastre économique qu&#8217;est Cuba et dont Fidel a été l&#8217;architecte.</p>
<p>Son frère Raul<strong> </strong>en cherche une issue de secours en tentant  d&#8217;introduire quelques réformes économiques libérales sans lâcher le  contrôle du pouvoir politique, et le moins que l&#8217;on puisse dire c&#8217;est  que dans ces conditions, la porte de sortie est vraiment étroite.</p>
<p>Dès lors, quel intérêt de connaître l&#8217;opinion de Fidel, auteur de ce  chaos, sur les mérites comparés du socialisme du capitalisme ? Que nous  importent aussi ses inquiétudes sur une hypothétique troisième guerre  mondiale, lui qui failli jadis la déclencher quand il poussait <span style="color: #000000;"> Khrouchtchev</span>, lors de la crise des missiles d&#8217;octobre 1962, à ne pas  mollir devant <span style="color: #000000;">Kennedy</span> ?</p>
<p>Et si les expulsions de Roms roumains en France peuvent sembler  choquantes, que dire alors de citoyens cubains qui ont le choix entre  croupir encore un peu en prison ou être expulsés de leur propre pays  pour s&#8217;être déclarés dissidents du régime imposé par Fidel ?</p>
<p>*Michel Faure est journaliste, auteur du blog <a href="http://www.rue89.com/panamericana" target="_blank">Panamericana</a> sur Rue89 et vice-président du MLG.</p>
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		<title>Il ne faut pas sauver le système des retraites</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 21:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LibGauche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Nos régimes de retraite ont deux défauts majeurs : ils sont structurellement déficitaires et outrageusement injustes. Dans l’espoir, sans doute vain, d’en limiter à moyen terme les déficits, le gouvernement a choisi de les rendre un peu plus injustes encore. Plutôt que de réformer à la marge ce système en déroute, le MLG propose de]]></description>
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<p><strong>Nos régimes de retraite ont deux défauts majeurs : ils sont structurellement déficitaires et outrageusement injustes. Dans l’espoir</strong>, <strong>sans doute vain, </strong><strong>d’en limiter à moyen terme les déficits, le gouvernement a choisi de les rendre un peu plus injustes encore. Plutôt que de réformer à la marge ce système en déroute, le MLG propose de lui substituer une logique nouvelle, à la fois plus solidaire, plus efficace et plus respectueuse des choix de vie de chacun.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-409" title="Ce que je fais de ma vie ? Ca ne vous regarde pas..." src="http://www.libgauche.fr/wp-medias/2010/09/retraites-il-ne-faut-pas-sauver-le-systeme/retraites1.jpg" alt="" width="250" height="350" /> Conçu après la seconde guerre mondiale pour des salariés qui travaillaient à plein temps et faisaient carrière à vie dans leur entreprise ou administration – dont un tiers seulement atteignait l’âge de toucher une pension – notre système de retraites est désormais inadapté, face à l’évolution démographique et aux mutations de l’organisation du travail.</p>
<p>En faillite patente – et la réforme annoncée n’inversera pas la tendance à terme –, ce système perpétue par ailleurs autant d’iniquités et d’injustices qu’il compte de régimes particuliers. On n’en dénombre pas moins de 538 à ce jour : une opacité institutionnelle bien pratique pour camoufler petits et grands privilèges.</p>
<p>En effet, la prétendue solidarité républicaine que le système est supposé garantir aux Français – et que le monde entier nous jalouserait – ne se vérifie que par une étonnante logique de répartition :</p>
<p>« Solidarité » de ceux qui n’ont pas pu cotiser pleinement tout au long de leur carrière, essentiellement les mères de famille et les personnes les plus fragiles, au bénéfice de ceux qui ont eu des carrières longues et régulières, privilège de la fonction publique et de la grande entreprise ;</p>
<p>« Solidarité » de ceux qui vivront le moins longtemps, à commencer par les ouvriers qui exercent des métiers pénibles, au bénéfice de ceux qui vivront le plus longtemps, et ont les meilleures conditions de vie : les cadres supérieurs et les fonctionnaires les plus choyés, en caricaturant à peine.</p>
<p>On peut se demander, à l’examen de ces transferts, pourquoi des partis prétendument de gauche, et des syndicats sensés représenter les travailleurs, tiennent tant à perpétuer ce système ubuesque qui ne pratique la redistribution que des plus précaires vers les mieux lotis.</p>
<p><em>À contrario</em>, ils devraient appeler à le dépasser pour mettre en place un nouveau dispositif à la fois plus égalitaire, mieux adapté à ce qu&#8217;est aujourd&#8217;hui l&#8217;organisation du travail et laissant à chacun plus de liberté pour mener sa vie à sa guise.</p>
<p><strong>L’allocation universelle : un revenu garanti tout au long de la vie</strong></p>
<p>Le MLG propose d’instaurer une allocation universelle, versée mensuellement à chaque citoyen, sans conditions de ressources, d’âge ou d’activité, qui remplacerait l’ensemble des allocations sociales existantes : revenu minimum, allocations familiales, assurance chômage, prime pour l’emploi, aides au logement, bourses d’études, minimum vieillesse, etc.</p>
<p>Financée par l’impôt, cette allocation pourrait être indexée sur le revenu médian. Elle devra permettre à toute personne sans autre ressource de mener une vie modeste, à l’abri de la misère, tout en maintenant son financement global en deçà de celui des allocations actuelles cumulées. Nous travaillons actuellement sur une hypothèse autour de 750 euros par mois.</p>
<p>Chacun jouirait ainsi, tout au long de son existence, d’un revenu sécurisé et suffisant pour vivre modestement mais dignement, qu’il complèterait, en fonction de ses choix de vie et de ses capacités, des fruits de son travail et de son épargne personnelle.</p>
<p>Le revenu des retraités – qui décideraient enfin librement de l’âge auquel ils souhaitent arrêter de travailler, ou moduler leur rythme de travail – serait donc composé de cette allocation universelle, complété par une épargne personnelle librement constituée. Une épargne qui sera elle-même encouragée et facilitée par l’existence de ce revenu de base, certes modeste mais régulier.</p>
<p>Bien sur, la mise-en-place de ce dispositif devra, le jour venu, garantir le montant des retraites en cours et permettre aux actifs de récupérer, sous forme de pension complémentaire ou de capital disponible, les cotisations déjà versées au cours de leur carrière.</p>
<p>L’économiste <span style="color: #000000;">Jacques Marseille</span>, disparu cette année, a démontré la faisabilité d’une telle politique en France, sans augmentation des prélèvements obligatoires. Nous vous invitons à lire <a href="http://tinyurl.com/jm-allocation-universelle" target="_blank">le texte qu&#8217;il a publié à ce sujet</a> pour plus d&#8217;information.</p>
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