Création du Mouvement des Libéraux de Gauche
La gauche libérale existe et veut désormais donner de la voix. C’est la raison d’être d’une nouvelle organisation, le Mouvement des Libéraux de Gauche (MLG). Son objectif : favoriser l’émergence d’une gauche nouvelle en France, individualiste et émancipatrice, et présenter des candidats aux élections législatives de 2012.

Fondé au début de l’année 2010, le Mouvement des Libéraux de Gauche veut rassembler tous les libéraux de progrès qui ne trouvent aujourd’hui aucune tribune dans le champ politique français.
A l’heure où la gauche cherche une nouvelle voie, peine à se réinventer et à proposer aux Français un chemin d’espoir, le temps est venu de raviver un message oublié : celui d’une gauche libérale, celle des Lumières, du Droit et de la Raison, qui a inspiré la Révolution de 1789 et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
A mille lieues des recettes étatistes et collectivistes éternellement recyclées par la vieille gauche, le MLG appelle à la renaissance d’une gauche individualiste et émancipatrice qui se donne pour nouvelle frontière, comme l’a fort bien dit un député socialiste il y a quelques temps, d’apporter à chaque individu les moyens de son autonomie.
Ce n’est pas en renforçant encore les pouvoirs de l’État et des administrations que nous construirons une société plus juste, mais bien en luttant contre les privilèges et les statuts particuliers, en favorisant l’égalité des chances et l’accès libre au marché, en promouvant l’initiative individuelle et la responsabilité, en défendant les libertés fondamentales.
Annoncée dans un premier temps sur Facebook, la création du mouvement a aussitôt été saluée par des militants issus de différentes formations politiques, du Parti Socialiste à la Gauche Moderne, en passant par le Modem, les Radicaux de Gauche, Alternative Libérale et le Parti Libéral-Démocrate.
David Poryngier, initiateur et premier Président du mouvement, fut l’un des fondateurs d’Alternative Libérale il y a quelques années, formation sur laquelle il jette désormais un regard critique : « A vouloir rassembler les sympathisants libéraux de tous horizons, des plus progressistes aux plus réactionnaires, AL a fini par mécontenter tous ses militants. »
Convaincu que de nombreux français partagent les valeurs libérales tout en se sentant profondément à gauche, il ne voit là aucune contradiction : « Le socialisme n’a été qu’une parenthèse dans l’histoire de la gauche : celle-ci a été libérale avant d’être marxiste et doit le redevenir aujourd’hui si elle ne veut pas disparaître ».
Les projets du mouvement dans les prochains mois : « rassembler ceux qui attendaient depuis longtemps cette initiative pour s’engager, poser les fondations d’un mouvement pérenne et avancer des idées nouvelles, parfois taboues, dans le débat politique ». Au premier rang de ces propositions, l’allocation universelle, à laquelle le mouvement veut consacrer un colloque à l’automne 2010.
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par LibGauche le 19 mai 2010 à 13:00, et placée dans Communiqués. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |



about 3 years ago
Bienvenue à tous !
about 3 years ago
Merci !!!!! AL a échoué mais le MLG va réussir… j’en suis persuadé!!!
PS: Le manifeste me donne la chair de poule :p
about 2 years ago
Oui, il y a lieu d’aérer le débat archaïque entretenu par une gauche fossile bornée à la revendication, aux acquis, à la diabolisation et la promotion de ses apparatchiks, une gauche qui n’a toujours pas compris que le système reposait sur le marché du travail et le salariat et non pas sur la seule exploitation. On continue donc de réclamer la mainmise de l’Etat sur l’économie et sur l’existence toute entière, mais tout cela est mort à Berlin et sous Jospin. Si le MLG peut souffler enfin le bon vent, alors que le vent se lève !
about 2 years ago
Salut,
je suis moi aussi libéral, mais je me situe quelque part entre le centre-droit et la droite libérale (entre Benjamin Constant, Raymond Aron et Tocqueville)…
J’espère que la gauche libérale (pour vos sources d’inspiration : il y a aussi Amartya Sen) connaisse un chemin plus honorable que la gauche actuelle. De même, il serait contraire à l’esprit du libéralisme de défendre un capitalisme de plus en plus brutal (surtout depuis la chute du Mur) .